Détournement de fonds COVID-19 : L’ancien Ministre Eteni Longondo sommé de restituer « sans délai » 277 548 USD

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La justice congolaise semble n’avoir pas encore dit son dernier mot sur la gestion de fonds alloués à la riposte contre la pandémie de COVID-19 en République démocratique du Congo. S’appuyant sur les conclusions de l’inspection générale des finances (IGF) qui avaient révélé en 2020, plusieurs cas d’irrégularités notamment le double paiement de primes pour les travaux intensifs du mois de février, mars, avril et juillet 2020 estimés à 455 096 775 millions de Francs congolais, la Cour des comptes demande à l’ancien Ministre Eteni Longondo de restituer une somme évaluée à 277 548 USD.

« Dans son rapport du 12 août relatif aux dépenses Covid-19 effectuées suivant l’ordre de mission N°29/PR/IGF/IG-CS/JAK/BDP/2020 du 9 juillet 2020, l’Inspection générale des finances avait relevé deux cas de paiement indus pour lesquels le remboursement au trésor était requis. La Cour des comptes note des cas de double paiement de primes pour les travaux intensifs du mois de février, mars, avril et juillet 2020, dont l’excédent se chiffre à 455 096 775 millions de Francs congolais soit un montant équivalent à 277 548 dollars américains à charge du Ministre de la santé publique, Eteni Longondo, et le trop perçu de 101 000 dollars américains par l’hôpital du cinquantenaire dû à la surfacturation de la prise en charge de 266 patients », écrit la Cour des comptes.

Ancien ministre de la Santé du président Félix Tshisekedi (jusqu’à avril 2021), Eteni Longondo avait été placé le 27 août 2021 sous mandat d’arrêt provisoire à Makala, la grande prison de Kinshasa.

En août 2020, l’Inspection générale des finances (IGF) l’avait soupçonné d’avoir détourné plus de 7 millions de dollars destinés à la lutte contre la pandémie, dont la gestion est caractérisée selon elle par «l’absence des pièces justificatives probantes des dépenses» effectuées. Eteni Longondo a toujours nié avoir détourné cet argent, arguant que « ces pièces étaient en plein processus de vérification par ses services » au moment du contrôle.

Stéphie MUKINZI

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