Meurtres d’Olivier Mpunga : Deux responsables des services spéciaux de la PNC déjà aux arrêts

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Deux hauts responsables des services spéciaux de la police nationale congolaise à savoir, le colonel Mopepe, chef de département des opérations à la Direction générale des renseignements et services spéciaux (DGRSP) et le capitaine Morgan ont été arrêtés dans l’affaire meurtre du jeune Olivier Mpunga âgé de 32 ans, rapportent les sources policières.

D’après ces sources, ces deux hauts responsables de la DGRSP ont déjà été transférés à l’auditorat militaire où ils doivent être auditionnés.

Ces nouvelles arrestations interviennent après que le vice-ministre de la Justice Amato Bayubasire Mirindi ait annoncé dimanche 19 décembre, quatre (4) autres interpellations toujours dans cette affaire qui a suscité un tollé général depuis 48 heures.

Parmi ses arrestations renseigne Amato Bayubasire, « il y a celles de l’officier de police judiciaire qui a auditionné la victime (Olivier Mpunga), le chef de poste du lieu, le propriétaire du véhicule qui a probablement filmé et diffusé ces images et le receleur qui a acheté le véhicule querellé ».

En outre, le vice-ministre de la justice Amato Bayibasire a précisé que le véhicule querellé est déjà saisi et que d’autres suspects pourraient être recherchés.

Arrêté, menotté et frappé par des agents des forces de l’ordre, Olivier Mpunga d’une trentaine d’années a été retrouvé mort dans un local des services spéciaux de la l’inspection Générale de la Police à Kinshasa. Il a été arrêté dans le cadre de l’affaire d’une voiture donné en gage.

Le ministre des Droits humains Albert Fabrice Puela a annoncé que certains présumés auteurs de cet acte « criminel » ont été auditionné au Parquet près le tribunal de grande instance de la Gombe. Il a sollicité, à l’occasion, que ces infractaires soient jugés en procédure de flagrance, conformément à l’ordonnance-loi n°78/001 du 24 février 1978 relative à la répression des infractions flagrantes afin de servir de leçon pour les autres.

Au coeur d’un tollé, le gouvernement congolais a rassuré que « tous les auteurs présumés de ce meurtre seront jugés en flagrance pour que cela serve d’exemple ». C’est dans cette perspective que le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a instruit, le ministre de l’Intérieur et son collègue de la Justice afin que les auteurs de cette nième bavure policière « subissent la rigueur de la loi ».

Selon le chef du gouvernement, cette forfaiture sape les efforts consentis dans l’ambition du renforcement d’un État de droit en République Démocratique du Congo.

Carmel NDEO

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