COP 26 : Félix Tshisekedi présente ce mardi, « les atouts de la RDC pour sauver l’humanité face au réchauffement climatique »

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Le Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi, prendra la parole ce mardi 2 novembre 2021 à Glasgow, dans le cadre de la COP 26. Dans son discours, il reviendra, selon la Présidence congolaise, sur les « atouts » de la RDC pour contrer le réchauffement climatique auquel fait face l’humanité.

« Son discours est attendu car la RDC offre une solution face à la crise climatique. A Glasgow, la RDC présentera ses atouts pour sauver l’humanité face au péril du réchauffement climatique », annonce la Présidence sur Twitter.

Le chef de l’Etat congolais a pris part lundi 1er novembre à l’ouverture de la COP 26 à Glasgow, en présence de nombreux chefs d’État et de gouvernement. Chacun présente la vision de son pays pour lutter contre le changement climatique.

Boris Johnson, le Premier ministre britannique et l’hôte du sommet, a mis en garde contre « une colère et une impatience incontrôlables » en cas d’échec des négociations.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à « sauver l’Humanité » des catastrophes à venir. « Nous sommes en train de creuser notre propre tombe », a prévenu lundi le chef de l’ONU, António Guterres, à l’ouverture du Sommet des dirigeants mondiaux au deuxième jour de la Conférence des Nations Unies sur le climat.

Les activités de la 26ème Conférence des Nations unies sur le climat ont officiellement démarré le lundi 1er novembre 2021, à Glasgow, la plus grande ville d’Écosse, en présence de plusieurs Chefs d’État et de gouvernement venus des quatre coins du monde. Une pléiade de discours aura marqué cette première séance des travaux permettant aux différents intervenants d’exposer, chacun, la vision de son pays susceptible de relever le défi commun du changement climatique.

« La RDC, au cœur de l’enjeu »

Pour cette conférence dont l’objectif majeur est de s’engager plus concrètement afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), la République Démocratique du Congo a « une carte à jouer ». Le pays, « avec les potentialités environnementales dont il regorge, surtout en matière de massifs forestiers et de ressources hydrauliques, se présente à la COP26 comme la clé de solution à la problématique de réchauffement climatique. D’où l’intervention, ce mardi 2 novembre 2021, du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, est très attendue au regard de ce que la RDC peut apporter pour la survie de l’humanité », rassure l’administration Tshisekedi.

Dépositaire de 47% des forêts du continent, la RDC abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après le Brésil. Elle est un réservoir de carbone et une réserve de biodiversité d’importance mondiale. Le fleuve Congo, avec tous ses affluents, constitue 10% des réserves mondiales d’eau douce et 50% de la réserve des eaux douces en Afrique. Son débit permet de développer une capacité d’hydroélectricité pouvant produire jusqu’à 100.000 mégawatts. Et que dire du barrage d’Inga à même de produire 40.000 mégawatts à son plus grand rendement !

Par ailleurs, les tourbières présentes au centre du bassin du Congo qui stockent quelques 30 milliards de tonnes de carbone, l’équivalent de trois ans d’émissions mondiales de CO2, constituent également une piste non négligeable dans la gestion idoine des impacts liés au dérèglement climatique.

« Porte-voix de l’Afrique »

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« Porte-voix d’une Afrique qui veut trouver sa part dans un univers qui bouge, le Président Félix-Antoine Tshisekedi veillera à ce que les principaux engagements pris en faveur du continent durant la Conférence internationale de Paris sur le climat, soient concrétisés afin d’impulser la marche vers une économie verte », écrit la Présidence de la République.

Pour l’équipe de Félix Tshisekedi, le continent africain, puisqu’il « produit le moins d’émissions mais subit le plus gros des conséquences », l’Afrique attend des pays développés des « signaux clairs censés montrer la voie avec des objectifs précis visant à atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050 ».

Stéphie MUKINZI

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