Martin Fayulu et une délégation du FCC dénoncent auprès du SG adjoint de l’ONU, un processus électoral « biaisé »

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Les leaders de l’opposition Martin Fayulu et une délégation du Front commun pour le Congo (FCC) ont échangé mercredi 20 octobre avec le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, à Kinshasa. Cet entretien a tourné notamment sur l’insécurité dans l’est et le processus électoral en RDC.

À cette occasion, le chef de la délégation de la plateforme Lamuka, Martin Fayulu, a dénoncé les manœuvres du Président Félix Tshisekedi qui viserait, selon lui, à tricher aux prochaines élections ou à prolonger son mandat constitutionnel. Martin Fayulu, qui a été le premier à être reçu avec sa délégation, a fait de son interrogation au sujet de la situation sécuritaire dans l’est du pays.

« La MONUSCO fait des patrouilles avec les FARDC, mais on continue de tuer en Ituri, on continue de tuer dans Beni, on continue de tuer donc dans tout le Nord-Kivu. Qu’est-ce qui se passe ? » s’est-il interrogé.

Et parlant de la problématique du processus électoral, le leader de Lamuka a développé sa lecture des faits devant le diplomate onusien. Selon Fayulu, Tshisekedi s’organise pour un éventuel glissement.

« Nous avons parlé de la situation des élections à venir. Monsieur Félix Tshisekedi s’organise pour, soit tricher, soit glisser », a-t-il dit à Radio Okapi.

Pour sa part, Raymond Tshibanda, qui conduisait la délégation du Front commun pour le Congo (FCC), a renchéri que « tout le monde sait que le processus est biaisé. On est en train d’installer une commission électorale nationale qui, de toute évidence, est conçue pour être au service d’un camp politique contre les autres. Cela est inacceptable ! Donc, il est important que le consensus, qui est indispensable pour créer les conditions de bonnes élections, puisse être recherché maintenant », a-t-il confié à la Radio onusienne.

L’entérinement de Denis Kadima comme président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) par l’Assemblée nationale est au cœur des polémiques. Si l’opposition appelle à un front contre cette décision de Mbosso, les proches du président Félix Tshisekedi l’encourage à prendre acte de l’entérinement des membres de la CENI, en remplacement de l’équipe Nangaa.

Serge Sindani

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