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Élections 2023 : Bahati Lukwebo préconise le recensement général comme préalable

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Le Sénat a clôturé ce lundi 28 juin la session parlementaire du mois de mars. A cette occasion, le speaker de la chambre haute du Parlement, Bahati Lukwebo a fait le point de la situation sociopolitique du pays.

En ce qui concerne les réformes électorales à entreprendre, Bahati Lukwebo a noté qu’un bon nombre de citoyens en commençant par le Chef d’Etat jusqu’au citoyen lambda, ne jurent que par elles avant que de nouvelles élections ne soient organisées.

« Les populations et divers acteurs politiques ont souhaité et souhaitent encore notamment des réformes de la loi organique portant fonctionnement de la CENI et de la loi électorale. Ils veulent des élections libres, crédibles et transparentes en vue de se doter des dirigeants choisis, souhaités par eux-mêmes et capables de transformer leur vécu quotidien », a-t-il déclaré.

Alors que 2023, année électorale pointe à l’horizon, Bahati Lukwebo souhaite que le gouvernement puisse disponibiliser des moyens conséquents pour leur effectivité et pour l’organisation préalable du recensement.

« S’agissant des préparatifs des élections qui pointent à l’horizon 2023, notre souhait est que le moment venu le Gouvernement dégage des moyens conséquents pour leur effectivité et pour l’organisation préalable du recensement tant attendu », a-t-il souligné avant d’ajouter « qu’Il est donc impérieux que le recensement soit organisé en vue d’un dénombrement officiel de notre population ».

D’après le Président du Sénat, avec ce recensement la population pourra enfin se doter d’une carte d’identité nationale qui lui manquait depuis 1984.

Aussi, Bahati Lukwebo a invité la CENI à présenter un calendrier où la priorité sera accordée à l’organisation des élections locales pour rendre effective la décentralisation.

« Il ne faut pas que les Congolais se posent toujours la question de savoir pourquoi les processus électoraux de 2006, 2011 et 2018 n’ont pas abouti à l’organisation des élections locales pourtant prévues dans le calendrier de la CENI » a-t-il renchéri.

Ce point de vue était également soutenu par le Président, Félix Tshisekedi. Lors d’une rencontre le 24 avril 2021 avec les députés nationaux qui ont opté pour sa vision de l’Union sacrée de la nation, l’actuel président a estimé qu’il y avait lieu de lier les élections au recensement sans arriver au glissement.

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« Il y aura recensement pour savoir qui est congolais et qui ne l’est pas, mais cela n’empêchera pas la tenue des élections. Nous avons besoin dans notre pays de savoir combien de congolais vivent dans notre pays, combien sont à l’étranger. C’est une chose qui est tout à fait normal parce que cela permettra d’organiser notre développement et d’aller vraiment répondre aux besoins des populations. C’est quelque chose de primordial, lorsqu’on veut aller loin avec un pays . Donc ne vous laissez pas manipuler par ces genres de discours qui consistent à faire croire qu’il y a anguille sous roche », avait-il fait savoir.

Le recensement, selon l’Office National de l’Identification de la Population (ONIP), devrait coûter près de 350 millions USD et sera financé soit par l’État congolais par le Budget National, soit à travers un Partenariat Public Privé, sous la supervision du Gouvernement. Pour l’ONIP, au plus tard le 31 décembre 2022, le fichier général de la population (FGP) sera constitué, disponible et utilisable par tous les services intéressés, dont la CENI.

Carmel NDEO

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