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SMS ALERTE RDC : Airtel, Orange, Vodacom et Africell acceptent de s’unir pour apporter une solution de communication de masse au Gouvernement Congolais

Ce lundi 31 mai une réunion regroupant les représentants des 4 opérateurs de télécoms en République Démocratique du Congo, Airtel, Orange, Vodacom et Africell, s’est tenue autour du Conseiller Spécial du Chef de l’État en Charge du Numérique, Dominique Migisha.

L’objectif de cette rencontre était de valider la faisabilité de la mise en place d’un mécanisme dénommé « SMS ALERTE RDC ».

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Comme son nom l’indique, c’est un mécanisme qui va permettre au Gouvernement de pouvoir disposer d’un moyen efficace pour envoyer des messages rapidement à toute la population résident où étant présent dans des zones prédéfinies, cela en tirant toutes les leçons de l’effet de surprise de l’éruption du volcan Nyiragongo et la cacophonie communicationnelle qui a pu être déplorée notamment dans les premières heures qui ont suivis le drame dans le Nord Kivu.

La réunion de ce lundi a donc permis de valider le concept et les 4 opérateurs ont tous donné leurs accords de principe pour la mise en place rapide du système SMS ALERTE RDC.

« A ce stade, il ne reste plus qu’à régler les aspects techniques et opérationnels pour s’assurer évidemment que le message est bien authentique parce que la plus-value de ce système, c’est qu’à l’avenir et sur toute l’étendue du pays où il y a une couverture Télécom, dans une zone où surviendra une catastrophe naturelle ou une autre situation jugée extrêmement grave, la population congolaise pourra disposer rapidement d’informations officielles, certifiées, centralisées et vérifiées », a éclairé le Conseiller Dominique Migisha.

Il explique que l’initiative « SMS ALERTE RDC » est née suite à la problématique consécutive à l’éruption volcanique qui a vu une grande partie de la population de Goma contrainte de se déplacer dans différents lieux de la province avec une communication, qui n’a pas pu être optimale entre les pouvoirs publics et la population, admet-il, car ne disposant pas d’un véritable canal de communication organisé. « Certes il y a eu des initiatives individuelles des opérateurs et les autorités provinciales et nationales ont fait tout ce qu’elle pouvaient avec les moyens dont ils disposaient mais force est de constater qu’un canal de communication structuré et coordonné a cruellement manqué. Cette initiative, impulsée par la Présidence de la République sera donc au bénéfice de l’Exécutif », précise le Conseiller Spécial du Chef de l’État en Charge du Numérique.

Pour ce faire, il a indiqué que l’initiative SMS ALERTE RDC va se mettre en place autour de 7 parties prenantes directement concernées.  Il s’agit du Ministère de l’Intérieur, du Ministère de Communication et des Médias, du Ministère des PT-NTIC, du Ministère du Numérique, du régulateur à savoir l’ARPTC, la Présidence de la République ainsi que les quatre opérateurs télécoms réunis.

SMS ALERTE RDC : comment ça marche ?

Dès la survenance d’une catastrophe ou d’un incident jugé majeur, nécessitant une communication de masse, relate Dominique Migisha, l’Exécutif pourra prendre la décision d’utiliser ce mécanisme en commençant par définir une zone où il faudra envoyer ces messages SMS de masse qu’il élaborera ou qu’il relayera s’ils sont rédigés par un pouvoir provincial et il les enverra aux opérateurs Télécom à travers une application hautement sécurisée.

« Concrètement, dès qu’un incident jugé suffisamment grave par l’Exécutif surviendra, par exemple dans telle province et dans telle ville, il n’y a que dans cette province et cette ville que le message SMS sera adressé à toute la population qui s’y trouve afin de la tenir informée. C’est cela la force du numérique, qui va s’appuyer sur la capacité des opérateurs Télécoms tous disposés à accompagner le gouvernement dans la mise en place de ce mécanisme », a spécifié le Conseiller Spécial.

Tout en rappelant le dicton qui dit que « gouverner c’est prévoir », il ajoutera que « SMS ALERTE RDC est un mécanisme qui se veut pérenne et il sera mis en veilleuse en prévision d’autres situations similaires à la crise que subit actuellement la ville de Goma. A chaque fois qu’une situation de crise se présentera et après que l’Exécutif l’aura jugé nécessaire, car c’est le politique qui sera toujours l’organe déclencheur du mécanisme, il l’activera à travers un processus sécurisé avec différents filtres pour envoyer le message aux opérateurs qui comprendront qu’ils doivent immédiatement relayer ce message à la population ciblée compte tenu de l’urgence qui aura été constatée ».
« SMS ALERTE RDC est donc un mécanisme qui est appelé à durer et survivre à l’épisode de l’éruption du Volcan Nyiragongo. Il deviendra de la sorte un outil de communication parmi d’autres qui permettra de rapprocher la population des décideurs notamment dans le cadre d’informations importantes à leur transmettre des situations d’urgence », rassure-t-il.

Enfin, pour ce qui en est des aspects de financement du mécanisme SMS ALERTE RDC, Dominique Migisha a tenu à préciser que ce système ne sera pas « coûteux » et que les opérateurs télécoms se sont montrés ouverts quant au fait de supporter les coûts des messages SMS.  Toutefois, il a fait observer qu’il devra y avoir une appropriation au niveau de l’Exécutif qui est appelé à discuter avec les opérateurs télécom et c’est à ce niveau-là que les modalités mise en œuvre pourront être dument finalisées.  

Le Conseiller Migisha a estimé que les opérateurs télécoms seront capables de prendre à leur charge le coût de ces SMS dans le cadre de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Rappelant les actions déjà entreprises de manière spontanée par ces opérateurs de téléphonie mobile en soutient à population sinistrée de Goma, il déclare que « Nous avons affaire à 4 grandes entreprises responsables qui opèrent chez nous en RD Congo et je suis convaincu sur la base des échanges particulièrement constructifs que nous avons eu aujourd’hui qu’elles accepteront de jouer le jeu et de prendre en charge ces coûts, au regard des enjeux sociaux qui sous-tendent ce mécanisme « .

Le Directeur Général d’Orange RDC, Mr Bencheick Haidara, était présent lors de cette réunion. Après avoir témoigné de la solidarité de son entreprise pour les populations du Nord Kivu, il a déclaré qu’il répondait naturellement favorablement à cette initiative ayant une vocation sociale, à laquelle le groupe Orange RDC est particulièrement sensible.

Enfin, les opérateurs Télécom qui ont salué ce projet ont invités les pouvoirs publics congolais à se concerter davantage et à s’efforcer de fédérer d’autres initiatives connexes autour de ce projet comme le numéro vert afin d’en faire une véritable plate-forme pour qu’elles soient plus efficaces.

Hervé Pedro

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