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Des kilomètres à pieds, des nuits blanches et sans nourriture : le calvaire des déplacés de Goma et Nyiragongo

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Le volcan Nyiragongo est entré en éruption la nuit du samedi 22 mai 2021. Une coulée de lave a pris la direction du Rwanda et a coupé à deux la route nationale numero 4, au niveau de Kibati, en territoire de Nyiragongo. Cette lave s’est éteinte un peu vite avant d’atteindre le Rwanda voisin. Une autre coulée de lave, elle, s’est dirigée vers la ville de Goma. À son passage, elle a tout emporté : maisons, animaux domestiques, champs etc avant de s’arrêter à Buhene, au Nord de la ville de Goma.

24 heures après cette éruption, des tremblements de terre se sont invités. Le séisme le plus fort à atteint la magnitude 5. De quoi craindre le pire en obligeant plusieurs familles à abandonner leurs maisons.

L’appel à l’évacuation

Le jeudi 27 mai, le Gouverneur militaire du Nord-Kivu appelle sa population à évacuer indiquant que « vu la persistance des tremblements de terre et la présence des magmas en dessous de la zone urbaine, une nouvelle éruption volcanique » était possible. Précisément celle qui habite les quartiers par lequel était passée la lave lors de l’éruption de 2002. La même nuit, plusieurs habitants, estimé à près de 400 mille selon le gouverneur, ont évacué la ville se rendant à Sake, dans le territoire de Masisi, au Rwanda voisin, à Bukavu via le Lac Kivu et dans la partie nord de la province, notamment Kibumba, Rutshuru-centre, Kiwanja, Beni et Butembo.

La population qui a évacué vers sake a fait le pied. Des femmes enceintes avec pour certaines, bagages en tête, des enfants, une vingtaine des Kilomètres parcourus par des femmes enceintes, des bagages aux à la tête, des enfants aux dos et à la main légèrement accrochés, des malades ont bravé la distance sans que personne ne leur vienne en aide. Une vingtaine de kilomètres à pieds.

Ceux qui sont partis vers Kiwanja en territoire de Rutshuru ont vécu encore plus pire. Pas de transport, ou à prix très élevé entre 20 et 30 dollars américains au lieu de 10 000 francs congolais. Cette traversée à peids se fait également sur la lave encore chaude au risque et péril. Certaines personnes se sont arrêtées à Kibumba, Rutshuru-centre et d’autres à kiwanja, une commune rurale située à l’entrée du parc des Virunga sur la nationale numero 4.

À Kiwanja, en plus de n’avoir pas suffisamment d’hôtels puisqu’étant une commune rurale qui manque même d’eau, des milliers des déplacés y ont trouvé refuge. Ils passent nuit à la belle étoile.

La non assistance du Gouvernement

Deux petits sites seront établis au stade Mwami Ndeze situé au centre de Rutshuru et au stade Bilima à Kiwanja avec seulement 3 tentes. Malgré ces abris, les populations refusent de s’y installer craignant la faim et préfèrent des familles d’accueil. « D’où passent toutes ces aident annoncées par le gouvernement » s’est interrogé un déplacé à Kiwanja rencontré par POLITICO.CD.

« Des familles sont abandonnées, par le gouvernement, par même des entreprises qui allaient, du peu qu’elles peuvent, aider les sinistrés », se lamente Simon Kazungu un député honoraire du Nord-Kivu.

Au site de Bilima, une aide de PAM, de la Fondation Denise Nyakeru et la société Premidis ont été réceptionnée mais insuffisantes et par moment reçue par des « faux bénéficiaires ».

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« Il y a sur les listes, des gens de Kiwanja qui ne sont pas des déplacés, nous qui sommes des déplacés, nous ne fuguerons sur aucune liste ici », dénonce une dame qui dit avoir passé deux nuits sans manger et à attendre de la nourriture de donateurs.

Des accusations que rejette le chargé des questions humanitaires qui dit avoir enregistré une bonne partie des déplacés.

La plupart, commence à rentrer à Goma pendant que le danger y est encore avec un magma en dessous de la zone urbaine. Ils disent fuir la faim et préfèrent aller faire face aux tremblements de terre toujours présents à Goma et environs. Dans ce contexte, la prise en charge humanitaire annoncée par le Gouvernement continue àse faire attendre.

Merveilles Kiro depuis Kiwanja

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