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Un mandat de comparution adressé à Willy Bakonga avec obligation de se présenter ce vendredi 16 avril

Willy Bakonga, Ministre sortant de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) est invité à comparaître ce vendredi 16 avril 2021 au Parquet général près la Cour de cassation à 12h45′.

« Nous […] Mandons à Monsieur Willy Bakonga Wilima, C/* Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique à Kinshasa/Gombe, de comparaître au Parquet Général près la Cour de Cassation sis 2ème niveau, Building CNSS (ex. INSS), Boulevard du 30 juin à Kinshasa/Gombe, le vendredi 16 avril 2021 à 12h45′, pour y être entendu sur des faits lui imputés et lui faisons savoir que faute de ce faire, il y sera contraint conformément à la loi », indique ce mandat de comparution signé par l’Officier du ministère public, l’Avocat général Malambu Nsuka, et qui porte l’accusé de réception du cabinet de Willy Bakonga.

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Ce mandat de comparution vient près de deux semaines après la fin du procès sur la gestion des fonds alloués à son ministère notamment pour la paie des enseignants et les frais de fonctionnement. De suite de ce procès, deux de ses proches collaborateurs ont écopé chacun de 20 ans de servitude pénale.

Il faut noter que ce procès était la conséquence du rapport de l’Inspection Générale des Finances, (IGF) sur la gestion des fonds alloués à la gratuité de l’enseignement de base.

L’annonce de l’IGF a été faite mercredi 3 mars 2021 dans un communiqué. Selon les services de communication de l’IGF, les révélations ont été faites dans son rapport du 18 novembre 2020, notamment sur l’existence au sein du ministère de l’EPST, de faux arrêtés antidatés de recrutement des agents et de création des écoles fictives ainsi que l’explosion du personnel non enseignant au détriment du personnel enseignant qui est pourtant le principal destinataire de la gratuité de l’enseignement.

Au moins 17 personnes sont citées dans le rapport publié le 18 novembre après la mission des inspecteurs sur le contrôle de la paie des enseignants par la situation de mise à disposition des fonds au profit du ministère de l’EPST.

L’Inspecteur général des finances, Chef de service Jules Alingete, avait également fait savoir dans son rapport que 62 milliards de Francs congolais ont été détournés et de fausses factures ont été utilisées pour détourner les fonds mis à la disposition de l’EPST pour la paie des enseignants.

Stéphie MUKINZI

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