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RDC : Des sénateurs FCC exigent la démission de Néhémie Mwilanya dans un mémorandum adressé à Kabila

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Des sénateurs membres du Front Commun pour le Congo (FCC) exigent la démission de toute la haute coordination de cette plateforme avant la clôture de la session parlementaire en cours.

C’est ce que l’on peut lire dans un mémorandum adressé à Joseph Kabila Kabange signé par un groupe des sénateurs de cette plate-forme ce 12 décembre dernier, dont un exemplaire est parvenu à la rédaction de Politico.cd ce mercredi 16 décembre 2020.

Suivant ce mémorandum, Francine Muyumba Nkanga, Jean Bakomito Gambu et 4 autres sénateurs recommandent la structuration et la mise en place d’une nouvelle équipe à la coordination du FCC, composée des personnes consciencieuses, éprises des valeurs républicaines et en phase avec les enjeux de l’heure.

En outre, ils appellent à la convocation de la conférence des présidents élargie aux autres personnalités politiques parmi lesquelles les élus, dans le but de faire une remise en question, d’évaluer la gestion calamiteuse du FCC par l’actuelle coordination et de tirer toutes les conséquences du passé.

Ces sénateurs motivent leur décision par des revers successifs, pourtant évitables, subis par le FCC devant son désormais ancien allié CACH.

Plusieurs raisons concourent à ces multiples échecs enregistrés par le FCC depuis la défaite du candidat FCC, Ramazani Shadary lors de la présidentielle de 2018.

Il cite entre autres :

• Concentration de toutes les décisions du FCC à une poignée de personnes, dangereusement qualifiées des caciques pour leurs avantages personnels au détriment de l’intérêt général. Ces personnes sont tellement solidaires dans le mal ;

• Traitement des autres membres du FCC comme des vassaux ;

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• Prise en otage de la plateforme par les mêmes caciques ayant brillé dans la gestion calamiteuse et chaotique du FCC ;

• Attributions des postes clés aux membres des familles, amis et proches des caciques au détriment des camarades qui militent réellement au sein du FCC ;

• Sélections irrationnelles des camarades devant participer aux réunions pour éviter les autres membres capables d’émettre des idées contraires ;

• Favoritisme, autoritarisme, népotisme, mauvaise gestion, clientélisme et autant d’autres antivaleurs ayant élu domicile au sommet de la plateforme ;

• Manque de stratégies politiques devant répondre aux attentes et aspirations de la population congolaise ;

• Conflits récurrents de leadership au sein de la plateforme occasionnant de dissidences parmi les camarades.

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“Ces faits ayant été dûment évalués lors des retraites politiques, rencontres hautement politiques, plusieurs recommandations ont été faites même à la ferme de Kingakati” ont ils signalé, tout en constatant malheureusement qu’aucune des recommandations n’a été exécutée par la coordination du FCC qui a préféré plutôt privilégier les intérêts partisans.

Depuis la déchéance du bureau Mabunda à l’Assemblée Nationale, Joseph Kabila qui séjourne à Kolwezi ne s’est jamais prononcé.

Une délégation du FCC conduite par son coordonnateur Néhémie Mwilanya Wilondja a rencontré Jean-Pierre Lacroix.

D’après la Radio Onusienne qui a annoncé la nouvelle lundi 14 décembre 2020, la crise politique caractérisée par la rupture de la coalition FCC-CACH a été au menu de cet entretien.

“Nous avons quand même attiré l’attention du Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix sur toutes ces ruptures qui arrivent et la nécessité de jouer à la prévention”, a rapporté Néhémie Mwilanya, à la sortie de l’audience que lui a accordée Jean-Pierre Lacroix.

Thierry Mfundu

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