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RDC: La cavale manquée de Jeannot Muhima

Un des deux co-accusés de Vital Kamerhe dans le procès très médiatisé autour du programme d'urgence de 100 jours du président Félix Tshisekedi, Jeannot Muhima a tenté de s’enfouir, avant de revenir sur sa décision.

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Le jeudi 11 juin 2020 était une journée très tendue du côté de la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Au bout d’une procédure expéditive, les avocats des accusés du procès de 100 jours étaient priés de plaider, une séance qui vise alors à clôturer les débats.Après un mano a mano entre les avocats de Vital Kamerhe et la partie civile, ou encore les jérémiades des avocats de Jammal Samih, ceux de Jeannot Muhima, le troisième accusé de ce procès historique, étaient plutôt calmes, concis, expliquant farouchement que leur client, qui n’aurait fait que « suivre des ordres », n’était pas coupable.

Aussi, le samedi 20 juin 2020, lorsque la télévision nationale lance son direct depuis la prison célèbre de Makala, les téléspectateurs ne pouvaient alors comprendre l’étrange absence de Jeannot Muhima sur le banc des accusés. Lui qui, au regard de la tournure des événements, était le mieux positionné, entre les trois accusés, à s’en sortir. Mais, les faits ont été autres. Jeannot Muhima, qui est en liberté depuis le début du procès, n’a pas attendu le verdict qui finira par le condamner, d’une légère peine de deux ans de travaux forcés.

Dès la nuit du mercredi 17 juin, l’homme n’a plus été joignable par ses proches, ni ses avocats. Anticipant sans doute une condamnation lourde, il se volatilise. La justice congolaise perd sa trace. Samedi 20 juin, pendant que le juge président Pierrot Bakenge et son Tribunal prenaient du retard pour rendre le verdict fatidique, les téléspectateurs de la RTNC voyaient un des avocats de Jeannot Muhima se pointer sans son client. Les autres ne viendront même pas. Aucune explication.

Dans la foulée, la justice congolaise est alertée. Au Parquet de grande instance de Kinshasa-Gombe, le substitut du procureur général lance un avis de recherche, dans lequel il demande, au commissaire provincial de la police de Kinshasa, d’entreprendre « d’intenses recherches pour retrouver Muhima Ndoole résidant sur l’avenue Galilée Nº4, quartier Kinsuka Pêcheur dans la commune de Ngaliema ».

Coup de théâtre, Muhima réapparaît. Ce même 23 juin, où la police et la justice le recherchent, son avocat fait une sortie médiatique affirmant que son client est « malade », il se serait fait opérer du cœur. Un cœur qui failli lâcher étrangement au jour du verdict. « Mon client ayant été absent lors du prononcé du verdict suite à son hospitalisation et qu’en date du 22 juin 2020, ayant interjeté appel contre ce jugement, lequel appel conformément aux prescrits de l’article 102 du Code de procédure pénale alinéa 1 qui énonce : (il est sursis à l’exécution du jugement jusqu’à l’expiration du délai et en cas d’appel, jusqu’à la décision sur recours)”, explique laconiquement le cabinet Kalombo et associés, dans un document adressé au procureur général.

Pour les avocats de Muhima, sachant que ce dernier n’a pas été appréhendé « immédiatement lors du prononcé, conformément aux prescrits 103 du Code de procédure pénale, se trouvant en liberté et ayant usé de son droit constitutionnel du recours, lequel suspend du droit l’exécution dudit jugement, il demande au Procureur de la République de retirer de la circulation, son avis de recherche et mandat de perquisition ou tout autre acte concernant l’exécution du jugement sous RP 26.931/TGI/Gombe rendu en date du 20 juin à l’encontre de son client ».

Au parquet de la Gombe, on confirme bel et bien à POLITICO.CD que Jeannot Muhima est « considéré » comme un fugitif. Mais, au regard de la position de ses avocats, il s’agit finalement d’une cavale manquée.

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