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Dossier Inga 3: Vers un retour du géant minier australien BHP Billiton après s’être retiré du projet en 2012 (magazine Africa intelligence)

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Sur invitation de Kinshasa, BHP Billiton, a pris part à une conférence virtuelle avec les autorités congolaises sur le grand projet Inga.

Un autre événement est prévu le 02 et le 03 juin avec un panel des experts et les représentants du secteur privé.

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Retirée du projet Inga III en février 2012, la multinationale
minière BHP Billiton qui était le principal partenaire dans le projet de développement de la centrale hydro-électrique d’Inga, pourrait revenir dans le projet.

La compagnie minière basée en Australie ne financera pas la construction d’une troisième centrale électrique à proximité de l’estuaire du fleuve Congo, considéré par les experts comme l’un des sites les plus prometteurs au monde en matière d’hydro-électricité.

Après le retrait espagnol ga III, l’espagnol ACS (Actividades de Construcción y Servicios) du consortium (monté avec le chinois China Three Gorges Corporation et deux autres sociétés européennes), le président congolais revoit le projet et annonce un nouveau phasage de la construction. Inga III pourrait démarrer, dans un premier temps, avec une puissance de 4.800 MW, puis 7.500 MW, pour terminer par les 11.000 MW prévus. Problème : ce phasage du projet inquiète le consortium et les partenaires, qui considèrent qu’un barrage de 4.800 MW ne serait pas économiquement viable.

Le projet consistait à construire une fonderie d’aluminium sur la côte atlantique, qui aurait reçu son électricité de ce barrage tout en constituant un client régulier pour son financement. Le surplus aurait été fourni au réseau électrique congolais.
Avec le départ de cet investisseur privé, la coopération avec les pays de la région à commencer par l’Afrique du Sud revient sur le devant de la scène dans la saga interminable des projets de développement d’Inga.

Après une première tentative d’association entre cinq pays sous le nom de Westcor, abandonnée en 2009, le président sud-africain Jacob Zuma et son homologue congolais Joseph Kabila ont signé un nouvel accord en novembre dernier pour construire ensemble le Grand Inga, une version beaucoup plus ambitieuse du barrage.

Les études de la Banque mondiale montrent cependant qu’il faudrait 50 milliards et des années, sinon des décennies, pour mener à bien cette version du projet.

Thierry Mfundu

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