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En RDC, l’offensive Kamerhe

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Depuis sa mise en détention provisoire, des soupçons qui pesaient sur le directeur de cabinet du président de la République, Vital Kamerhe, tendent à se transformer en certitude chez plus d’une personne. Mais l’incertitude, exprimée ou enfuie dans le subconscient, c’est de voir cet homme être le seul impliqué de la présidence dans les affaires liées au programme d’urgence des 100 jours. À juste titre peut-être.

D’abord la défense

Dans les interviews accordées aux médias, ou pendant l’instruction de l’affaire de détournement des deniers publics destinés à la constitution des maisons préfabriquées, Vital Kamerhe est resté sur la même ligne : je n’ai pas passé des marchés gré à gré; je n’ai jamais touché à un seul sentiment des fonds alloués au programme d’urgence des 100 jours… je suis innocent.

Au lendemain de son audition, POLITICO.CD a eu peur à la place du président de l’UNC, dans son article « la ligne de défense risquée de Vital Kamerhe « . Une peur fondée. Car, de l’instruction, l’affaire est passée au procès. Les liens entre Vital Kamerhe et les affaires dans lesquelles il était soupçonné ont été établis et l’innocence clamée a volé en éclat. Malgré que sa présomption d’innocence reste intacte.

Ensuite l’attaque

Était-ce de l’innocence vraiment clamée ou de la stratégie en espérant voir descendre du ciel une main pour sauver VK ? À la lumière du déroulement des choses, la seconde hypothèse est très proche de la réalité.

Seulement, la main pour tirer Vital Kamerhe a beaucoup tardé à se manifester ou a refusé d’ouvrir les portes de Makala pour qu’il sorte. Face à l’évidence, Vital Kamerhe a décidé visiblement d’attaquer. Acte 1 : ses collaborateurs, sympathisants ont envahi les médias tant traditionnels que sociaux, développant un discours politique dans une affaire judiciaire. L’objectif, est apparu comme un appel lancé à Félix Tshisekedi pour qu’il interviennent en faveur de son allié, à qui il est lié après tout par l’accord de Nairobi.

Acte 2 : face à l’indifférence, au silence de la cité de l’Union africaine, Vital Kamerhe a décidé visiblement d’avancer à visage masqué, question de ne pas lancer une attaque frontale au président de la République. « La stratégie d’innocence » n’ayant pas produit l’effet escompté, c’est « la stratégie de culpabilité collective « que semble développer le locataire du pavillon 8.

La boîte de Pandore

Dans la dernière lettre adressée au président de la République Félix Tshisekedi, le collectif d’avocats de l’homme d’affaires libanais Samih Jammal invite la justice congolaise de s’intéresser au Conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité en le citant comme le co-donneur d’ordre avec Vital Kamerhe, présumé co-détourneur de Samih Jammal. Une quatrième personne qui vient s’ajouter dans une affaire présentée jusque-là comme impliquant Vital Kamerhe et son ami Jammal, sans épargner le chargé de la logistique de la présidence.

Pourquoi les avocats de Jammal ne citent François Beya que maintenant? Quel rôle a-t-il joué? Parlant d’amitié, le nom de François Beya est parti des avocats de Jammal ou ils ont été le canal idéal pour lier par contour Félix Tshisekedi à cette affaire de détournement?

« Vital Kamerhe a agi sous les ordres de Félix Tshisekedi « , cette phrase revient à longueur des journées. Le nom de François Beya est une façon bien entendu de renforcer cette hypothèse. Rien n’exclut qu’à quelques jours du début du procès, Vital Kamerhe ait touché à la barbe de Félix Tshisekedi par personne interposée, pour l’amener à intervenir. Et une intervention rapide sans doute.

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Dans la soirée, une lettre du Directeur de cabinet de François Beya a fait surface sur les réseaux sociaux. Dans celle-ci, le Conseiller spécial du président Tshisekedi en matière de sécurité écrit à Jammal Samih, lui demandant de « livre » les maisons préfabriquées. Preuve de culpabilité? Pas évidente; mais les partisans de Vital Kamerhe et même l’opinion publique y voit là le début de l’ouverture de la boite de Pandore que plusieurs proches du Directeur de cabinet du Président avaient promis d’ouvrir.

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