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RDC: Que restera-t-il de l’UDPS après le pouvoir et des scandales ?

Le vieux parti de l’opposition, propre à feu Étienne Tshisekedi, est devenu un jeune parti au pouvoir depuis un an sous la conduite de son fils Félix Tshisekedi.

Pendant plus de 30 ans, l’Union pour la Démocratie et le Progrès social a lutté contre feu Maréchal Mobutu, feu M’zée Laurent-Desiré Kabila, comme contre Joseph Kabila encore vivant.

De son vivant, Étienne Tshisekedi a prôné la démocratie avec ses corollaires comme bonne gouvernance, liberté d’expression et d’association, alternance et consort. Ce combat sans relâche pour l’instauration de la démocratie et d’un État de droit au Zaïre, en RDC, a rendu cette figure de l’opposition à la fois énigmatique que charismatique, et l’a décorée de plusieurs surnoms. Par son charisme et son côté énigmatique, Étienne Tshisekedi a bâti 2 noms : le nom Tshisekedi et le nom UDPS.

Plus que parfait

La photo hommage à Etienne Tshisekedi, montée par POLITICO.CD et qui reste à ce jours un des symboles de notre passion.

Mais il y a 3 ans, le Sphinx de Limete s’en est allé dans l’au-delà sans renaître de ses cendres comme un phoenix, et sans emporter avec lui ses marques déposées : Tshisekedi et UDPS.

Puisqu’il est considéré qu’Étienne Tshisekedi fut charismatique et énigmatique, il ne sera pas exagéré d’affirmer que ces deux facteurs ont conféré à l’UDPS un caractère mythique. Érigée dans l’opinion publique en modèle socialiste d’État de droit, de bonne gouvernance avec « Le peuple d’abord ».

Un statut prestigieux pour lequel certains ont même soupçonné Étienne Tshisekedi d’éviter scillemment les occasions d’exercer le pouvoir pour conserver ce prestige de « plus que parfait « .

Les écarts

L’histoire a fait que le 24 janvier 2019, l’UDPS accède à la magistrature suprême qu’il a cherchée des décennies durant. En fils politique et biologique, Félix Tshisekedi a hérité les deux héritages d’Étienne Tshisekedi : le nom Tshisekedi et le parti UDPS. Ça, c’est l’actif. Le passif de cet héritage par contre, était de pérenniser cet héritage au niveau que le propriétaire l’a laissé. Une lourde charge dans un paysage politique qui ressemble moins aux années 80-90, avec la naissance de plusieurs autres leaders.

Un an après la réalisation de ce rêve de conquérir le pouvoir, le rêve d’un État de droit en RDC n’a pas encore rejoint la réalité. La présidence de Tshisekedi est marquée d’entrée de jeu par des scandales en totale contradiction avec le discours tenu pendant 37 ans.

Les soupçons de détournement partent du cabinet même du président de la République Félix Tshisekedi, avec la disparition de 15 millions de dollars américains, embrayée par le manque d’enthousiasme de la justice à faire la lumière sur cette affaire. L’exécution du programme d’urgence des100 jours quant à elle, tourne jusqu’à ce jour en une vaste occasion de détournement et d’enrichissement à la vitesse d’éclair.

Les enquêtes qui prennent le temps qu’elles prennent, n’aident pas autant à établir les responsabilités entre l’UDPS et son allié UNC, ou encore avec son autre allié, le FCC.

L’arbitraire

Le niveau interne du parti ne dégage pas non plus de la sérénité. La désignation de Jean-Marc Kabund A Kabund au poste de président intérimaire est allée de pair avec la naissance d’un courant qui depuis, dénonce « l’arbitraire  » qui s’est érigé en mode de gestion de l’UDPS. Les dénonciations de la violation du statut du parti sont légions. Les manifestations de protestation aussi.

Pourtant, parmis les actes forts qu’Étienne Tshisekedi a imprimés dans la mémoire des congolais, c’est la suppression de certaines dispositions « non conformes à l’État de droit  » que Mobutu a glissé dans l’ordonnance portant nomination du président de l’UDPS au poste de premier ministre ; le boycott du référendum ou des élections de 2006, faute d’un recensement préalable de la population, pour ne citer que ceux-là. Certains diront que celui-là a été l’homme de respect des textes.

Le prestige s’envole

En un an, l’UDPS n’a pas cessé d’être un parti prestigieux de la RDC. Mais il a été au moins un parti qui a laissé échapper son prestige progressivement par voie des scandales. Dès lors que les scandales se multiplient, le prestige de l’UDPS se consume ensemble avec les pneus brûlés à Limete. Elle s’envole comme de la fumée en lair. Puisque le feu continue à brûler haut, une question taraude les esprits : que restera-t-il de l’UDPS après ces scandales ?

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