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En RDC, l’affaire 200 millions, autour d’Albert Yuma reste entière

L’ONG qui accusait le président du Conseil d’administration de la Gécamines est revenue notamment sur l’existence du prêt qu’elle remettait jusque-là en cause. Pour autant, Albert Yuma doit toujours s’expliquer devant la justice congolaise, notamment au sujet de l’utilisation du prêt.

Georges Kampiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), a défrayé la chronique le mardi 18 février à Kinshasa. Le défenseur des droits de l’homme a tenu une conférence de presse dans la capitale congolaise où il est spectaculairement revenu sur ses accusations contre Albert Yuma, dirigeant de la Gecamines, compagnie minière publique, dans une affaire de détournement supposé de 200 millions de dollars.

« Du recoupement réalisé, sur base des nouveaux éléments, il appert clairement que la hiérarchie de la Gécamines avait sollicité et obtenu de la part de son partenaire Fleurette Mumi plusieurs interventions financières pour le financement de ses plusieurs projets dont la somme de 128 millions d’euros dans le cadre d’une ligne de prêt sans garantie de 200 millions d’euros », affirme l’avocat Georges Kapiamba.

Durant sa conférence de presse à Kinshasa, Gorge Kapiamba admet donc que des éléments fournis par Ventora à l’ACAJ établissent que la Gécamines avait effectivement obtenu un prêt de 128 millions d’euros, soit une ligne de 200 000 millions, auprès de Fleurette Mumi suivant l’accord signé le 02 octobre 2017, par Monsieur Kintaleg Alain Mukonda, pour le compte de Fleurette Mumi Limited; et Monsieur Jacques Kamenga Tshimuanga pour la Gécamines.

En décembre dernier, Kapiamba avait pourtant ouvertement remis en cause l’existence de ce près de la société Fleurette Mumi, appartenant à l’homme d’affaire Israélien Dan Gertler, à la Gécamines. Pour le président de l’ACAJ, Fleurette MUMI est une société du groupe Dan Getler, incorporée et ayant son siège social dans un paradis fiscal (Iles-Vierges Britanniques), et n’est ni une banque, ni un établissement de crédit. Ce qui, selon l’ACAJ, était suffisant pour convaincre la Gécamines « à ne pas s’engager avec une telle société à la réputation sulfureuse et, de surcroît, à solliciter auprès d’elle une ligne de crédit d’un montant de 200.000.000 euros, sachant que les règles de compliance internationale et les obligations de vigilance n’autorisent pas un tel comportement suspect. »

Qu’a-t-on fait de l’argent?

Toutefois, sur les réseaux sociaux, l’activiste congolais est rapidement revenu sur certains aspects, accusant « certains médias » d’avoir « déformé ses propos ». Le fait est que Gorge Kapiamba a, en partie, raison. Ses propos ont été rapidement considérés, surtout du côté des proches d’Albert Yuma, comme des aveux remettant en cause toute les accusations autour de ce dossier. Le député Félix Kabange, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), est allé jusqu’à appeler la justice congolaise à clore ce dossier

« Pourquoi la justice de notre pays n’a toujours pas clôturer ce dossier qui a toujours sonné creux ? Est-ce que Georges Kapiamba est le nouveau représentant de la justice en RDC où représente t-il le bras séculaire du pouvoir qui doit influer sur la justice et le secteur des droits de l’homme ? Verra-t-on la justice suivre le pas de l’ACAJ ? Il s’agit tout simplement d’un dossier politique dont les cibles sont connues. Ce laboratoire vient d’échouer sur le dossier Gécamines. Mais nous sommes contient de leurs projets d’humilier d’autres hauts cadres du FCC. Cela doit cesser immédiatement !!! » s’exclame-t-il.

Cependant, si George Kapiamba a admis que le prêt existait bel et bien, ce qui constitue certes une volte-face de sa part, l’activiste congolais insiste cependant sur le fait que la justice congolaise devrait continuer ses investigations, notamment autour de l’utilisation de ce prêt par la Gécamines.

Car à ce sujet justement, la Gécamines donne deux explications qui s’exposent. Dans une conférence de presse en décembre dernier, certains dirigeants ont soutenu que l’argent aurait servi à financer les élections. Mais, dans un communiqué publié deux jours avant noël 2019, la Gécamines affirme que l’argent a été versé « au Trésor public au titre de paiement d’avances sur fiscalité », ce qui constitue plusieurs années d’impôts en avance.

L’affaire reste donc entière du côté de la justice congolaise qui enquête toujours pour faire lumière. La sortie de Kapiamba, qui a été interprétée comme une grande victoire du côté d’Albert Yuma, reste néanmoins conjoncturelle. « Pour le moment, la justice enquête toujours. Et les mesures conservatoires qui ont été prises à l’encontre de certains dirigeants de la Gécamines sont toujours d’application », commente une source judiciaire.

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Litsani Choukran.

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