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Réforme de la loi électorale: suppression du seuil, retour du deuxième tour, le débat monte en RDC

Alors que s'ouvrent les débats pour la révision de la loi électorale et la reforme du système électoral, chaque camp politique avance ses idées. Tous sont le plus souvent d'accord sur la nécessité de cette initiative, alors que l'opposition craint des débordements. Au pouvoir, du moins du côté de Félix Tshisekedi, on appel au retour aux deux tours à la Présidentielle, à la suppression du système de seuil et au retrait des caution. Tour d'horizon.

Le débat autour de la réforme de la loi et des structures électorales en RDC démarre à peine qu’il fait déjà rage. Alors que durant son discours à la Nation en décembre dernier, le président Félix Tshisekedi avait lui-même lancé les hostilités en appelant notamment au retour du deuxième tour d’élection présidentielle, les partis politiques lui emboîtent aujourd’hui les pas, mais chacun avec ses idées.

La fédération du Courant des Démocrates Rénovateurs « CDER », parti de Jean-Lucien Busa, appelle d’entrée à la suppression de la caution pour les candidatures jugée exorbitante, et à tous les niveaux. Il souhaite également le retour aux deux tours pour la Présidentielle, ainsi qu’une élection au suffrage direct des gouverneurs de provinces.

Une idée soutenue par l’avocat Jimmy Ambumba, président de la PAJ de l’UDPS sur les ondes de la Radio Top Congo. « Nous avons déjà envisagé à cela. Parce que l’actuelle loi électorale doit être adaptée aux circonstances actuelles. L’ancienne loi accuse beaucoup de faiblesses. Le système de un tour [à la présidentielle] a préjudicié beaucoup le système électoral » dit-il.

« C’est une façon de permettre à ce que le premier tour, le poids politique se consolide, pour que les concessions se fassent de la bonne manière. Il ne sera plus question de seuil. Nous allons revenir au système ancien, celui de listes par parti. Et nous avons vu les résultats de ce système où on va eu a nommer des députés, des Sénateurs et les contestations, avec la Cour constitutionnelle qui a aussi sapé sa propre loi« , ajoute-t-il.

Par ailleurs, ce cadre du mouvement proche du parti de Félix Tshisekedi en appelle également à une réformes des institutions électorales, notamment le retrait du dépouillement de la CENI et le confier, dit-il, au Ministère de l’Intérieur. « Dans les pays sérieux, c’est l’administration du ministère de l’intérieur qui gère au quotidien cette question. Donc s’il y a une question de réforme de ce type, nous allons simplement nous référer au ministère de l’Intérieur« .

Des propositions écoutées « avec attention » du côté de la coalition de Joseph Kabila, majoritaire au parlement. Mais qui ne veut pas, à ce stade, « spéculer ». Du côté de l’opposition, Moïse Moni Della, proche de Moïse Katumbi et membre de LAMUKA, appelle à faire attention « aux pièges », craignant que cette réforme ne touche à l’article 220 de la Constitution, limitant le nombre de mandats présidentiels. « Nous sommes dans un pays immense. Et donc il faut cette élection à deux tour pour cimenter cette légitimité du Président. Et cela concerne aussi les gouvernement« , soutient-il néanmoins. Il appelle également à la reforme de la CENI .

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3 Commentaires

  1. Pour la reforme de la loi électorale, vu l’immensité de l’étendue territoriale de la Rdc , les élections pronvinciales des députés comme gouverneurs peuvent aussi être décalées d’une province à une autre et confiées à une organe provinciale d’élections comme on en voit sous d’autres cieux exemple : l’Allemagne. La présidentielle elle ayant la république comme circonscription celle-ci est à organiser au même moment dans toute la république . Avant l’élection les candidats (es) retenus (es) doivent faire un débat contradictoir. Après le premier tour , les deux premiers arrivés en tête , doivent être soumis à un débat de fond expliquant leur vision pour la république . Le vote du deuxième tour détérminera vraiment qui a remporté le scrutin national .

  2. En affirmant qu’il y ait une réforme électorale Félix admet implicitement le fiasco de sa victoire aux élections présidentielles de fin 2018. Et s’il y avair eu un deuxième tour il y a forte à parier que Félix ne serais pas élu .

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