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Devant une foule à Buta, Shadary promet le désenclavement

La nuit tombe à Buta, dans la nouvelle province de Bas-Uéle. Longtemps oubliée de la campagne électorale, cet ancien territoire de la province Orientale va être sous les projecteurs. A l’aéroport de la ville, des centaines d’hommes déferlent. Ils viennent accueillir un hôte de marque.

Il s’agit d’Emmanuel Ramazani Shadary. Le candidat de la coalition au pouvoir a décidé d’y mettre cap, après avoir asséché les voix du nord du pays aux opposants. Le petit avion se pose. La foule est entraînée. Ils vont jusqu’au pied de l’avion, ces jeunes et vieux, et mêmes des femmes veulent tous voir « leur candidat ». C’est le début d’un long pèlerinage.

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En présence des autorités politico-administratives locales, les élus et anciens ministres,, les cadres d’entreprise venus de plusieurs horizons, Buta se met à vibrer. Au tour de Ramazani Shadary de prendre la parole, nous sommes déjà au lieu du meeting. Devant cette foule, il leur parle en leur langue, promettant de de faire de Buta une fois élu, une « province modernisée au même titre que d’autres étant donné la diversité de ses richesses dont hélas les dividendes vont dans les poches des individus qui dès janvier prochains auront leurs cellules dans les prisons. »

Le désenchantement de la Province en créant plusieurs ( Buta- Kisangani, Buta- isiro, la route de Banalia…), les moyens pour électrifier la ville et ses environs, Shadary détaille son projet, sous les ovations de l’assistance. Il n’oublie pas l’éducation où il promet la gratuite de l’enseignement primaire, la prise en charge, l’amélioration des conditions d’études pour les étudiants.

Surplace, Shadary décide de prendre en charge une partie des frais académiques des étudiants de la ville. « Les élections, c’est dans quelques jours. Les autres ne s’y étaient pas préparés ( sans les citer), alors j’en appelle à la jeunesse du Bas Uélé à protéger le processus électoral et le patrimoine de la Ceni avant , pendant et après le vote », lance-t-il à la foule.

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