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Martin Fayulu, un choix qui s’éloigne davantage des élections en RDC

La grandeur de Félix Tshisekedi étonne ses partisans à Kinshasa. Le leader du principal parti de l’opposition, grand favori à la désignation du candidat commun de l’opposition, est l’un des farouches soutiens de Martin Fayulu, désigné à l’arraché, après deux jours d’âpres discussions.

Depuis Genève, le leader du principal parti  de l’opposition s’engage à convaincre ses partisans. « Je vais les convaincre, ils doivent être d’accord s’ils veulent le changement. Et ce changement passe par la candidature de Martin Fayulu« , dit-il.

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« S’ils veulent que la continuité de la Kabilie continue, ils feront leur choix. Mais en tout cas, moi je veux le changement et le changement aujourd’hui s’appelle Martin Fayulu« , ajoute Félix Tshisekedi dans une intervention à la presse.

Il fait peut-être semblant. Car à Kinshasa, ses partisans font déjà monter la pression. Cependant, une chose est sûre, en choisissant Martin Fayulu, ses pairs de l’opposition l’ont visiblement sanctionné, lui qui avait adopté une position un peu plus déclarée pour prendre part aux élections le 23 décembre.

En effet, l’UDPS a décidé d’aller vers ce scrutin « avant ou sans la machine à voter« , refusant d’en faire un blocage. La position du parti fondé par Étienne Tshisekedi est soutenue notamment par le nouvel Archevêque  de Kinshasa, Monseigneur Fridolin Ambongo. Cependant, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito ou encore Moïse Katumbi, qui sont écartés de la prochaine Présidentielle, continuent d’exiger que ces machines soient écartées.

Dans le communiqué annonçant la candidature de Martin Fayulu, il est d’ailleurs explicitement indiqué que ce candidat aura comme principale mission de lutter contre ces machines à voter. « La coalition LAMUKA poursuivra sans relâche le combat pour l’abandon de la machine à voter, le nettoyage du fichier électoral et la décrispation politique en vue de rendre ces élections libres, transparentes, inclusives, crédibles et apaisées« ,  affirme le document.

« A défaut de l’organisation des élections dans les conditions précitées à la date du 23 décembre 2018, la Coalition LAMUKA en appelle au peuple Congolais à s’assumer dans le cadre de l’article 64 de la Constitution pour éviter toute parodie d’élections« , insiste-t-il.

Toutefois, le choix de Fayulu, qui s’est engagé plus que Félix Tshisekedi ou Vital Kamerhe sur le chemin des préalables, s’éloigne davantage des élections.  La Commission électorale est loin de retirer ses machines ou d’entamer toute opération de nettoyage du fichier électoral qui risque de retarder les élections. A quelques jours à peine de ces élections attendues, il est peu probable que les préalables des opposants congolais soient respectés sans que le scrutin soit reportés.

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