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RDC: la majorité au pouvoir divisée sur le processus électoral

C’est le député Stanley Mbayo Pelesa, cadre de la majorité au pouvoir en RDC qui a sonné l’alarme. Se désolidarisant de la ligne de sa famille politique, l’avocat congolais a appelé à mettre en place des « mécanisme » pour éviter des élections chaotiques le 23 décembre prochain. Dans sa tribune publiée sur POLITICO.CD le week-end dernier, le président du Mouvement des indépendants réformateurs (MIR) estime que l’inclusivité soutenue par une frange importante des acteurs politiques et de la communauté internationale s’impose comme une deuxième revendication au côté de la machine à voter pour avoir des élections apaisées.

« C’est un prix à payer pour mettre fin à la crise politique qui ravage ce pays depuis des années« , dit-il appelant à entamer une réforme des textes légaux sur pied desquels certains des grands acteurs politiques ont été exclus du processus électoral. « La CENI devrait, sans délai, discuter avec les acteurs exclus du processus électoral par l’arsenal juridique actuel (la Constitution et la loi électorale) pour mettre ensemble leur compréhension du processus avec celui des candidats retenus. Afin de se prononcer sur son calendrier électoral, sur avis motivé de la Cour Constitutionnelle », explique-t-il.

Par ailleurs, selon des informations concordantes récoltées par POLITICO.CD, la CENI est loin d’être prête pour la date du 23 décembre. Outre le fait que les machines sont contestées, il y a également des problèmes logistiques, sans même parler de la question de sa fiabilité. Selon Radio France Internationale (RFI), qui a enquêté sur la question, c’est déjà l’acheminement en RDC des quelques 100 000 machines depuis la Corée du Sud qui pose problème. La CENI n’a toujours pas reçu la totalité de ces engins. A la place, Corneille Nangaa multiplie des déclarations contradictoires.

Autre sujet qui fâche à propos de cette machine : comment faire pour que tout le monde puisse voter dans les temps avec un outil que les Congolais n’ont jamais pratiqué ? La CENI affirme qu’une minute suffisait à chaque électeur pour voter, mais sans en apporter la preuve. Or, une source interrogée par POLITICO.CD fait savoir que ces chiffres sont faux. « En réalité, il faut une moyenne de trois minutes et vingt secondes pour que chaque électeur vote », rapporte-t-elle sous le sceau de l’anonymat.

« Personne ne sait s’il y aura des élections le 23 décembre »

Au pouvoir, on est pas non plus sûr que ces élections se tiennent vraiment le 23 décembre. « Deux camps s’opposent: ceux des gens qui sont réalistes et veulent éviter des élections chaotiques au pays. Eux voudraient simplement que la CENI dise la vérité, elle est loin d’être prête« , explique un cadre du pouvoir.

« Il y a également ceux qui soutiennent à tout prix des élections. Ces sont souvent des gens qui sont impliqués dans des marchés et retrocommissions à la CENI. Ils cachent la réalité et veulent qu’on aille à tout prix, quitte à ce qu’il y ait des protestations plus tard« , ajoute-t-il.

Un autre député du pouvoir affirme de son côté que personne ne sait ce qui va se passer. « Nous ignorons tous ce que le Chef [Président Kabila] a en tête. Personne ne sait s’il y aura des élections le 23 décembre. C’est à lui seul de décider »

La semaine dernière, la Commission électorale a multiplié des signaux inquiétants sur le préparatif de ces élections. La CENI a en effet réceptionné du matériel militaire pour palier aux problèmes logistiques liés à ces élections. Et alors que la Communauté internationale à été exclue du processus, voir l’armée intervenir est inquiète les organisation de la société civile et l’opposition.

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