Chers lecteurs,

Nous avons besoin de votre contribution. Avec 1 dollar ou plus, vous pouvez nous aider à garder notre journalisme à l’abri de toute influence et contribuer ainsi à améliorer la qualité de l'information en RDC.

dimanche, mai 31, 2020
DRC
2,966
Personnes infectées
Updated on 31 May 2020 à 4:26 4 h 26 min
DRC
2,469
Personnes en soins
Updated on 31 May 2020 à 4:26 4 h 26 min
DRC
428
Personnes guéries
Updated on 31 May 2020 à 4:26 4 h 26 min
DRC
69
Personnes mortes
Updated on 31 May 2020 à 4:26 4 h 26 min

RDC: Des candidats fantômes imposés par la Cour Constitutionnelle à la CENI

Un bordel électoral. C’est du moins ce qui ressemble à la situation actuelle dénoncée même au sein de la Commission électorale. Cette semaine, alors que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) doit publier la liste définitive des candidats aux prochaines législatives, la Cour Constitutionnelle, accuse-t-on, est venue mettre un bizarre dans ses affaires.

Des sources concordantes à la CENI rapportent en effet à POLITICO.CD que des juges de la Cour Constitutionnelle tentent en ce moment d’imposer à la Commission électorale la candidature d’un « haut cadre » du pouvoir qui n’avait pas initialement déposé ses dossiers au Bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC).

« C’est une situation assez gênante, d’autant plus que c’est quelqu’un de très connu et que cela risque de compromettre sérieusement la Commission« , confie une source proche de la CENI.

Si l’identité de ce haut cadre n’a pas était révélée à POLITICO.CD, il sied néanmoins de noter que Willy Mishiki, qui disposerait d’une nationalité belge, en plus d’avoir été condamné pour « coups et blessures » en août dernier, se retrouve étrangement dans la listes des candidats aux prochaines législatives.

 

Condamnés et radiés reviennent

L’ancien vice-ministre de l’énergie au sein du gouvernement Samy Badibanga a été condamné le 30 juillet 2018 à neuf jours de prison ferme, puis en appel, le 7 août 2018, à trois mois de prison ferme pour coups et blessures volontaires sur une femme cambiste à qui il devait de l’argent à Goma, dans l’Est du pays, manquant de déposer sa candidature dont la date limite été fixée au 8 août 2018.

A ses côtés, il y a l’ancien président de l’UDPS aile Bruno Tshibala, Tharcisse Loseke qui, initialement écarté par la Commission électorale pour défaut de nationalité congolaise, se retrouve également dans la liste des candidats.  Après avoir claqué la porte de la formation politique du Premier ministre, M. Loseke a rejoint la coalition de Modeste Bahati, un poids lourd du pouvoir en RDC.

La Commission électorale n’a fournie aucune explication à cette situation. Cependant, plusieurs sources attestent que la Cour Constitutionnelle a fait et fait pression sur Corneille Nangaa et ses cadres pour imposer certains candidats.

Par ailleurs, la Cour a été largement modifiée cette année. Plusieurs juges ont été remplacés. La majorité des juges sont des proches directs du président Kabila, certains ont même travaillé à la Présidence avant d’être admis à la Cour Constitutionnelle.

- Publicité -

notre sélection

Jean-Marc Kabund: « je quitte ce poste la tête haute et sans compromission »

Jean-Marc Kabund a officiellement réagi peu après sa destitution du poste du 1er vice-président de l'Assemblée nationale intervenue tard dans la soirée...

Célestin Tunda recadre Benoit Lwamba et dément avoir violé l’indépendance des juges

En réaction à une correspondance du président de la cour constitutionnelle et président du conseil supérieur de la magistrature, Benoît Lwamba Bindu...

Convocation de Kamerhe: Tryphon Kin-Kiey Mulumba « stupéfait et préoccupé » face aux termes du communiqué de l’UNC

Dans un communiqué signé par tous ses hauts cadres, également membres du gouvernement et des institutions, l’UNC dénonce un acharnement contre son...