PUBLICITÉ

Présidentielle: la rencontre de Nangaa avec les candidats tourne au fiasco

C’est une rencontre qui a tourné court finalement dans les locaux de la Commission électorale nationale indépendante à Kinshasa. Pour autant Corneille Nangaa avait eu l’idée d’y convier les 21 candidats à la prochaine Présidentielle en République démocratique du Congo pour discuter des problèmes qui entourent le processus électoral actuel.

La rencontre qui a début peu avant midi, a tourné en une véritable séance de dénonciation contre les machines à voter que la CENI veut imposer au prochain scrutin, ainsi que le fichier électoral que la majorité des candidats a dénoncé.

- Publicité-

Dans un communiqué publié dans la foulée de cette rencontre, les quatre candidats majeurs de l’opposition encore en lice ont fait savoir que les réponses fournies par le président de la CENI sur leurs préoccupations n’ont pas été convoquantes.

Haro contre la machine

A cet effet, Félix Tshisekedi, Freddy Matungulu, Martin Fayulu et Vital Kamerhe ont demandé à la CENI de: 

  1. convoquer en toute urgence un cadre de concertations entre parties prenantes au processus électoral en cours pour des discussions en profondeurs de toutes ces préoccupations;
  1. respecter son propre calendrier électoral pour la tenue effective des élections à la date prévue du 23 décembre 2018;
  1. porter seule la responsabilité en cas de non-tenue des élections libres, transparentes, inclusives, crédibles et apaisées le 23 décembre 2018 et du vide qui se constatera au niveau des institutions de la République.

« En attendant, l’Opposition politique invite le peuple congolais à rester vigilant, mobilisé et, le cas échéant, prêt à faire usage de l’article 64 de la Constitution pour s’opposer à toute parodie d’élections et sauver notre démocratie en péril« , disent les quatre opposants dans leur communiqué.

Avant cette rencontre, 7 candidats à la Présidentielle ont en effet lancé un mémorandum dénonçant le processus électoral au pays, tout en appelant, comme 7 autres avec eux, au retrait de la machine à voter.  Dans une déclaration, Marie Josée Ifoku, Sylvin Maurice Masheke, Théodore Ngoy, Yves Mpunga, Gabriel Mokia, Seth Kikuni et Radjabo Tebaro Soborabo ont exigé de procéder “sans désemparer” à l’impression de bulletin de vote papier.

Ils ont été rejoints par l’ancien membre du Bureau politique de la Majorité Présidentielle, Tryphon Kin-kiey Mulumba, qui a également fait savoir que cette machine doit être écartée du processus.  « Je pense qu’il faut absolument écarter cette machine à voter. Personne n’en veut. Tout le monde est contre », a-t-il confié durant une intervention à la Radio France Internationale.

Le samedi dernier, 7 leaders majeurs de l’opposition sont montés au créneau à travers à grande meeting à Kinshasa pour dénonce ces machines. A ce stade, 15 des 21 candidats à cette Présidentielle réclament tous le retrait.

Soutenez POLITICO.CD!

Si vous appréciez le travail de POLITICO.CD, sachez que votre média ne vit que des contributions et des annonces publicitaires, qui lui permettent de sauvegarder son indépendance éditoriale et de continuer à fournir des enquêtes de qualité. Dès lors, nous vous prions de faire un geste. Chaque contribution, qu'elle soit petite ou grande, fait la différence.

spot_img

EN CONTINU