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RDC: Banderoles contre le 3ème mandat: la CENCO parle d’un scandale et exige la restitution de ses affiches

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Dans ce communiqué publié lundi, l’organisation qui a facilité le dialogue ayant abouti à l’accord de la Saint-Sylvestre s’étonne que le bourgmestre de la commune de la Gombe, au centre-ville de Kinshasa, ait pénétré l’enceinte de son siège non loin du Palais présidentiel pour arracher des banderoles contre un troisième mandat du président Kabila, interdit par la Constitution.

« La CENCO condamne avec la dernière énergie cette violation et cette atteinte aux droits garantis des particuliers par une autorité politico-administrative qui clamait haut et fort son statut de juriste pendant qu’il posait cet acte incivique. Le comble de tout c’est que le Centre Interdiocésain se trouve dans la Concession de la Nonciature Apostolique qui est une Ambassade. Il s’agit donc d’une violation des immunités diplomatiques« , affirme ce communiqué.

Devant le Centre interdiocésain, plusieurs banderoles étaient affichées depuis le vendredi, appelant à s’opposer à un éventuel troisième mandat du président Kabila, interdit par la Constitution. « Pas de révision constitutionnelle » pouvait-on lire sur l’un d’elles; ou encore: « Pas de 3ème mandat présidentiel« , pouvait-on lire sur une autre.

Ces banderoles, déployées également dans plusieurs coins de la capitale, ont fini par énerver les autorités de la ville, dont le bourgmestre de la commune de la Gombe, qui aurait alors ordonner leurs retraits. Au siège de la CENCO ou partout ailleurs, ces affiches n’ont plus été visibles dès le samedi.

Selon la CENCO, le samedi 2 juin 2018, à 15h22, Dolli Mutombo, Bourgmestre de la commune de la Gombe, est entré dans l’enceinte du Centre Interdiocésain où il a fait arracher par le policier qui l’accompagnait les banderoles qui étaient déployées sur la façade du bâtiment principal du Centre. « C’est un scandale et c’est inacceptable. C’est pourquoi ce geste, présentement dénoncé, mérite toute l’attention des autorités de la ville et du pays. Sinon nous conclurons au banditisme d’Etat et nous nous réservons le droit d’aller en justice« , accuse-t-elle.

« Ces banderoles invitaient au respect des dispositions de la Constitution et de l’Accord de la Saint Sylvestre. Plus grave encore, Monsieur le Bourgmestre a menacé les gardiens de la CENCO qui, dans le cadre de leur fonction, leur interdisaient de poser cet acte ignoble« , clame la CENCO.

La CENCO exige au bourgmestre Makambo de restituer les banderoles et de demander pardon au Peuple congolais pour son comportement indigne. « Par ailleurs, elle invite la population de demeurer vigilante et toujours prête à barrer la route à quiconque se hasardera à déconsidérer l’Accord de la Saint Sylvestre, dont la mise en œuvre intégrale garantit la tenue des élections inclusives et crédibles le 23 décembre 2018, en vue de mettre fin à la crise que traverse notre pays », note le communiqué.

L’initiative des prêtres catholiques intervient alors des rumeurs sur une éventuelle candidature du président Kabila aux prochaines élections enflent. En effet, alors que le Président, qui a achevé son deuxième et dernier mandat le 20 décembre 2016, ne peut plus se représenter, plusieurs affiches lors des meetings des partis de la majorité annoncent sa candidature aux scrutins prévus le 23 décembre 2018.

La Présidence congolais a été obligée de démentir des rumeurs relayées par des réseaux sociaux et confirmant cette éventuelle candidature. Cependant, Stanley Mbayo Pelesa, président du MIR, membre de la Majorité Présidentielle, a fait savoir que son parti va présenter la candidature de Joseph Kabila à la présidentielle.

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