La MONUSCO vole au secours de la collecte des ordures à Kinshasa, Matadi et à Kindu

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Il y a 9 000 tonnes de déchets à collecter par jour à Kinshasa, à 30 dollars la tonne collectée, annonçait André Kimbuta, gouverneur de la capitale congolaise, la semaine dernière à RFI, une estimation qu’il attribue à la Banque mondiale.

La gestion des déchets est un véritable cauchemar, comme le remarque la radio française.  Les habitants se plaignent de vivre dans une décharge. Pour faire face, expliquait André Kimbuta sur RFI, il faut  trouver 12 millions de dollars par mois pour assainir rien que Kinshasa.

Devant l’absence des autorités congolaises, la mission de l’ONU en RDC prend l’initiative. Dans un appel publié ce lundi, la MONUSCO sollicite des manifestations d’intérêt pour la fourniture de services de collecte des ordures et d’enlèvement de déchets à Kindu, Matadi et Kinshasa.

« Les sociétés intéressées qui souhaitent recevoir le dossier d’appel d’offres (RFQ), sont invitées à soumettre par écrit une manifestation d’intérêt précisant la capacité, l’expérience, le profil de l’entreprise dans ce domaine, les prestations similaires entreprises et devront fournir une copie de la licence d’exploitation« , explique cet appel d’offres de la MONUSCO, sans rien dire sur le budget affecter à cette tâche.

A Kinshasa, tout fonctionnait normalement jusqu’au mois d’août 2015. Les problèmes ont commencé fin septembre de la même année, un mois après que l’Union européenne (UE) eut transféré aux autorités locales la gestion du Programme d’assainissement urbain de Kinshasa (PARAU-PAUK) lancé en 2008 et couvrant aujourd’hui 9 des 24 communes de Kinshasa, mégapole pauvre de près de 10 millions d’habitants.