Lambert Mende conteste le rapport du JED

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L’organisation Journaliste en Danger (JED) a publié le jeudi 2 novembre un rapport très accablant contre les autorités congolaises au sujet de la situation des journalistes en République démocratique du Congo . L’organisme recense, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes, 121 cas d’attaque contre les médias rien qu’en 2017.

Parmi les « bourreaux » des journalistes en RDC, Lambert Mende, ministre congolais de la Communication et des Médias, est nommément cité.

« J’ai par devant moi la liste des journalistes qui ont perdu la vie au cours des années en question. Mais pour la plupart, il se dégage que leur mort n’est pas lié au statut de journaliste« , réagit le ministre congolais dans une intervention à la radio Top Congo.

« Il y a des millions de Congolais qui sont morts par des crimes de droit commun, les uns sont des journalistes, les autres ne le sont pas. Je pense que c’est un fait de société plus que quelque chose qui révélerait d’une politique de rétrécissement des espaces de liberté comme tel, je pense qu’ils le savent très bien eux-mêmes« , ajoute-t-il.

Le ministre congolais, sanctionné par l’Union Européenne pour des faits de violation de liberté de la presse, affirme néanmoins que le rapport de JED interpelle le gouvernement, au même titre que tous les pays du monde entier.

« C’est une interpellation des autorités du monde entier, nous ne sommes pas le seul pays du monde. C’est une journée mondiale contre ces experts d’abus contre les médias. On demande à tous les gouvernements du monde de protéger les journalistes, il ne faut pas ramener ça seulement à la République démocratique du Congo« , dit-il.

« Tous les gouvernements du monde sont interpellés pour comprendre que pour comprendre que la liberté de la presse fait partie des valeurs démocratiques, et nous sommes partie du monde, nous nous sentons aussi interpellés que d’autres pays« , conclut-t-il.