Passeports: des nouvelles mesures sur « ordre du présidentiel »

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Dans son intervention, le ministre She Okitundu a rassuré les députés au sujet des recettes générées par l’administration de son ministère, qui « sont perçues et canalisées en toute traçabilité vers le trésor public« . Il a également a fait savoir que le président Joseph Kabila l’a instruit de prendre en compte les réclamations persistantes de la population depuis la publication du communiqué du 15 septembre dernier.

Ainsi, a-t-il affirmé, d’avoir instituer des mesures de facilitation pour la population. Malgré que l’obligation de se procurer le nouveau passeport soit maintenue, pour le détenteur de l’ancien passeport dont la date d’expiration arrive à échéance dans les années 2019 et 2020, l’acquisition du nouveau passeport se fera moyennant paiement d’un forfait de 100 $ au lieu du prix coûtant de 185 $. Et puis la prolongation de la date de la mise en application de la mesure gouvernementale jusqu’au 14 janvier 2018.

Les anciens passeports contenant un ou plusieurs visas en cours de validité restent avec l’obligation de se procurer un passeport biométrique afin de bénéficier d’un scellé consulaire qui lui permettra de circuler librement jusqu’à l’expiration de son visa. A l’embarquement comme au débarquement, le cachet de service de migration ne sera apposé que sur le passeport biométrique.

« Les agents de la Direction de la chancellerie de mon Ministère et nos missions diplomatiques sont préparés pour s’adapter au contexte de forte pression prévisible », a déclaré le Vpm Shé Okitundu. Il a en outre affirmé qu’un guichet spécial pour les Congolais de l’étranger sera mis en place au sein du Ministère pour faciliter leurs démarches d’obtention du nouveau passeport. « Il en sera de même pour le scellé consulaire qui bénéficiera aussi d’un guichet spécial et des antennes de relais dans les aéroports », a-t-il dit.

Shé Okitundu rassure donc toute la population congolaise que le prix officiel du passeport est fixé à 185 $ « et je ne tolérai  désormais aucun marchandage sur ce prix réel de ce titre. Tout agent de l’administration qui sera dénoncé et jugé coupable de rançonner les paisibles citoyens en prélevant des frais supplémentaires injustifiés sera sévèrement sanctionné ». Il a fini par promettre de prendre des mesures concordantes concernant la délivrance des visas conformément au compte-rendu du dernier Conseil des ministres.

A l’annonce de la décision du gouvernement d’interdire ces passeports électroniques dits « semi-biométriques », plusieurs médias avaient affirmé que « cette décision émanerait directement de la présidence de la République ».

3 Commentaires

  1. Rien que du theatre pour ettouffer la colere des Congolais voyant dans c tte mesure l’ocassion de la Mafia au sommet du Pays de se remplir les poches.

    Aux compatriotes qui peuvent lire l’Anglais ou qui peuvent le traduire, priere de lire le commentaire suivant apparaissant dans le Financial Times de Londres hier, et comparant le Ghana a la RDC, ainsi que l’Afrique Anglophone a l’Afrique Francophone, plus de 50 ans apres leur indenpendance respective.

    (By Roger8041536- Financial Times 5 hours ago):

    An uplifting reporting – for a change – on a Sub-Saharan country moving forward with a growing economy and middle-class, declining poverty, and reliable governance built on Democracy and « Rule of Law », despite undercurrents of corruption. In brief, Ghana is a shinning example of what « independence » from colonial-rule was expected to yield.

    Contrast this with so-called Democratic Republic of Congo (« DRC »), a failed state run by a bloody kleptocracy with an « aspiring president-for-life » – Joseph Kabila – spitting on the DRC’s Constitution and « Rule of law » to cling to power.  DRC’s corruption is so bad that Kabila (who arrived dirt-poor from Tanzania in 1997) is now a Billionaire after 16 years in power.

    DRC, a naturally-endowed country with enormous mineral wealth, consistently ranks at the bottom of all global indices of social & economic development. This is a catastrophic downfall for the DRC which 60 years ago – i.e., around the country gained its independence – was shoulder-to-shoulder with South Africa in GDP. Today, the economic-development gap between these tow countries is wider than the Grand Canyon, despite Jacob Zuma’s years of blatant corruption, mismanagement and incompetence. 

    While Ghana and its legitimately-elected President strive to root-out (official) corruption , in the DRC corruption is the « norm » at the highest levels of government. Beyond its endemic corruption, DRC is run by an illegitimate President and institutions (including Parliament) whose legal mandates expired on 19 Dec. 2016 according to the DRC’s Constitution. 

    A couple very recent (over past few months) examples illustrate DRC’s official Corruption: One of the President’s « many » half-sisters decided that $60 of the $185 on collected on the application for each passport must be paid as « fees » to her and deposited into the bank-account of her Dubai-based firm as Reuters and Bloomberg also reported extensively. 

    Also, without consulting Parliament or Government, the President’s younger brother followed suit and « decided » that all existing drivers’ licenses had to be annulled and new ones issued with (you guessed it) « fees » paid to one of his companies having monopoly for issuing these documents. In a country with a population 80 Million, issuing and renewing these documents mean tens of $Millions landing Kabila Family’s accounts in mockery of Rule of Law and good governance.

    Thinking about it generally, and as DRC’s extreme example of bad governance illustrates, and FT insinuates, « Francophone Africa » as a block, has a long way to go to catch up to the governance-level of former British colonies such as Ghana.

  2. Vraiment je ne comprends rien car à goma nous avons payer une somme de 310$ ou soit le prix de 185 ce pour Kinshasa et dans la province ce 310$ monsieur le ministre vérifié si cette liste lettre est respecté

  3. Quand on est ministtre ou homme d’etat on s’assure de la vité et de la fiabilité denos propos avant d’annoncer n’importe quoi à la population.

    J’ai comme l’impression qu’au Congo la classe dirigeante méprise le peuple au point de les prendre pour des moutons de panurge. ils auront appris à leur dépend que ça, c’était avant.

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