Heineken paie 1,3 millions USD pour licenciements abusifs durant la rébellion du RCD-Goma

2
711

Heineken a versé à un groupe d’anciens employés congolais qui ont été licenciés en temps de guerre un total de 1,3 million de dollars, annonce le média néerlandais NRC.nl. « Le brasseur de bière, propriétaire de la Bralima, voulait garder ce secret, mais le CNRC a eu accès à des documents confidentiels confirmant cela« , explique nos confrères.

Pour l’histoire, le collectif de quelque 150 ex-employés était actif dans la brasserie de Bukavu à l’est de la République démocratique du Congo, alors qu’une guerre civile a éclaté jusqu’en 1998. « La multinationale a utilisé le conflit selon les anciens employés pour justifier les licenciements collectifs, en collaboration avec le violent mouvement rebelle RCD-Goma« , ajoute-t-on dans un article publié ce vendredi.

Selon les anciens employés, le brasseur a violé les droits de l’homme et les lignes directrices pour l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui devrait être détenue par des multinationales dans le monde entier. Par conséquent, en décembre 2015, ils ont adressé leur plainte aux Lignes directrices nationales de l’OCDE (NCP), qui surveille le respect de ces directives.

« Heineken a institué un cabinet d’avocats belge qui a calculé la rémunération individuelle pour chaque employé concerné. Presque tous les plaignants ont reçu une indemnité, jusqu’à concurrence de 36 500 $ (31 000 euros)« , explique NRC.nl. Toujours selon le média néerlandais, Heineken s’est également engagée à élaborer de nouvelles politiques avec des lignes directrices pour les entreprises dans les pays instables et les zones de conflit.

2 Commentaires

  1. Ce sont des réalités des affaires, mais la conclusion dans cet article est intéressante le pays ou les zones conflits auront un traitement différent des partenariats. Chose que troue tout à fait normal. Car si vous êtes incapables de stabiliser votre pays , vous ne méritez pas de rêver ou penser au développement.

    • Ceux de Marsavco n’ont jamais eu ce droit depuis plus de quinze ans à cause de certains proches du pouvoir qui bloquent ce dossier dans son exécution.

Comments are closed.