L’Angola hausse à nouveau le ton

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Pays frontalier avec la République démocratique du Congo, l’Angola subit de plein fouet la crise dans la région du Kasaï. Des réfugiés qui traversent les frontières et l’envahissent se comptent par de milliers. Invité de la Rédaction sur RFI, Georges Chikoti, ministre angolais des Relations extérieures n’a pas caché ses sentiments. Au-delà d’une entente globale entre ethnies, il est favorable à une enquête internationale.

« Je crois qu’il faudrait que le gouvernement puisse dire exactement ce qui se passe. Si le gouvernement n’arrive pas à le dire, je crois que oui, il est important que l’on puisse savoir, parce que les réfugiés nous disent des choses qui ont besoin d’être vérifiées à l’intérieur de la RDC« , a-t-il affirmé tout en disant favorable à la mise en place d’une commission d’enquête internationale.

Le ministre angolais redoute également que ces violences dans les Kasaï soient un prétexte pour ne pas organiser les élections à temps. « J’ai l’impression que si cette question dure, certainement qu’il n’y aura pas de conditions pour réaliser la présidentielle« , craint-il avant d’ajouter: « Je pense qu’il faut qu’on se réfère à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) mais je doute très fort de pouvoir faire les choses à temps« .

Quelques jours plutôt, les Nations-Unies unies avaient annoncé l’envoie d’une équipe en RDC pour enquêter sur les circonstances de l’assassinat de leurs deux experts, Michaël Sharp et Zaïda Catalan. Une démarche à laquelle sont farouchement opposées les autorités congolaises. She Okitundu, ministre congolais des Affaires étrangères a indiqué que la Justice congolaise est suffisamment compétente pour enquêter sur ce qui a passe aux Kasaï.

3 Commentaires

  1. pour kanambe alias kabila le carotte sont cuit meme sa famille PPRD est LA MP sont tous les criminels , on va defere kanambe a la CPI avec sa bandes des corrompteur qui veut reste de perenise au pouvoir,le voleur dela RDC

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