Le New York Times accuse l’ONU de complicité dans les assassinats de ses experts!

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Le vif éditorial intitulé: « The U.N.’s Complicity in a Congo Murder« , à traduire par : « La complicité de l’ONU dans un meurtre au Congo« , et signé par le service des éditoriaux, porte-voix de ce média historique américain, fustige dans des termes très durs les Nations Unies, ainsi que les autorités congolaises tant dans la crise au pays qu’au sujet de Zaida Catalán, assassinée en mars dernier avec son collègue américain Michael Sharp.

« La République démocratique du Congo endure une histoire remarquablement cruelle, avec une succession des présidents, des rebelles et des puissances étrangères pillant sans cesse ses ressources naturelles très riches, et laissant derrière eux des massacres, des viols et des ravages. L’armée a contribué à sa part d’atrocités, et le président actuel, Joseph Kabila, a aggravé le chaos en refusant de quitter le pouvoir ou de tenir des élections depuis la fin de son mandat en décembre dernier » introduit violamment l’éditorial signé au nom du journal américain.

Il regrette tout autant que l’ONU ait laissé ses deux experts venir en RDC sans formation et sans sécurité. « Il est justifié de se demander comment ils se sont rendus dans une zone éloignée et violente, sur des taxis motos avec un seul interprète à leur côté, sans formation, sécurité, sans équipement adéquat ou même l’assurance maladie« , regrette-t-il.

Leurs décès, soutient New York Times dans un autre article hier, soulèvent des questions difficiles au sujet de l’ Organisation des Nations Unies et de son travail dans les endroits les plus dangereux du monde.

« Près de deux mois se sont écoulés avant que les Nations Unies ne montent un panel pour examiner ce qui a mal tourné. Le Conseil de sécurité des Nations Unies pourrait aller plus loin et organiser une enquête plus formelle, mais plus de deux mois après les meurtres, il n’a pris aucune mesure dans cette direction », révèle-t-il.

4 Commentaires

  1. Les nations unies sont au Congo pour piller aux côtés des différentes rébellions les richesses du sol RD.congolais.
    Ce qu’elles pillent c’est de loin supérieurasupérieur au milliard quatre cents millions qui leurs sont allouées . C’est pourquoi elles laissent perdurer l’instabilité au Congo. Pourquoi dans les provinces où il n ya que l’agriculture comme richesses nous ne voyons pas de tueries? Alors qu’au Kivu et kasai il ya des massacres des populations. Leur boulimie les emmène même à sacrifier leur personnel. C’est le sang congolais qui crie vengeance. À partir de ces agents la vérité va éclater. Merci New York times.

    • La question est la suivante:
      Pourquoi sommes-nous dominer? massacrer? nous n’arrivons pas à contrer ces prédateurs.
      Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez nous pour que nous soyons dominés pendant des siècles?

  2. Comme partout et particulièrement en rdc l’incurie des nations unis n’est plus à démontrer, il n’ya que les naïfs pour croire en elles,la solution c’est une dictature progressiste style Jerry Rawlings pour faire partir la rdc sinon c’est l’anarchie comme c’est le cas aujourd’hui

  3. Il y a quelques années, on disait: No Nkunda, no job.
    Aujourd’hui on peut étendre cette assertion et dire: No Kabila, no job. C’est une vérité.
    Les Nations Unies n’ont jamais voulu le départ de Kabila du pouvoir. Il est entretenu, soutenu, compris et on le laisse faire. Les Nations Unies se servent en RDC; il y a donc du travail. Le départ de Kabila signifie la paix en RDC et la paix en RDC aura pour conséquence le chômage des cadres des Nations Unies. Donc, il faut fermer les yeux. C’est ce que font les Nations Unies en RDC.
    Pour quelques atrocités commises en RCA, la Communauté internationale, avec à sa tête la France, a sommé la CPI à arrêter Bemba, le juger, et le condamner pour la simple raison que ses troupes, sous le commandement du président Ange-Félix Patassé avait commis des crimes en RCA.
    Aujourd’hui, nous assistons à une situation où un chef de l’Etat en fonction, quoique le mandat ait pris fin, massacre sa propre population. Il y a eu des crimes commis sur les populations civiles dans la ville de Kinshasa, à Beni, à Lubumbashi, au Congo Central mais rien n’est fait. La seule réponse qu’on entend de la dame Procureure est la suivante: mon bureau suit avec attention ce qui se passe en RDC et n’hésitera pas à agir.
    On nous parle de 40 fosses communes découvertes par les Nations Unies au Kasaï, deux experts ont été assassinés… tout cela n’émeut pas New York ni la CPI qui continue à suivre.
    Non seulement Kabila refuse de quitter le pouvoir mais il a rejeté l’Accord signé avec l’opposition radicale pour la gestion du pays pendant un an. Silence radio de la part des donneurs des leçons.
    Les congolais que Kabila fait tuer sont-ils moins importants que les quelques femmes violées en RCA par les troupes de Bemba? Ou encore les quelques soudanais massacrés par les troupes de Bachir au Darfour?
    Je pense que Kabila est en train de récolter les dividendes de l’acceptation d’une mission des Nations Unies en RDC; ce que le premier Kabila avait refusé.

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