Bruno Tshibala: le chantier économie

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59, c’est le nombre des membres de l’équipe gouvernementale que devra diriger le Premier ministre Bruno Tshibala, à l’issue des tractations entre protagonistes de l’accord du 31 décembre. Un nombre qui viole déjà l’arrangement particulier signé le 27 avril à Kinshasa, qui du reste est toujours boudé par la coalition dirigée par Félix Tshisekedi.

Parmi les missions de cette équipe gouvernementale, il y a les élections et la stabilisation du cadre macro-économique. La République démocratique du Congo, qui dépend essentiellement des matières premières, connaît une crise économique d’ampleur avec la dépréciation continue du Franc congolais et une envolée des prix. Le budget de l’Etat est passé à 4,5 milliards cette année contre le double en 2015. Parmi les raisons évoquées, la baisse du cours des matières premières. Le prix de la tonne de cuivre a dégringolé sous la barre des 5 000 dollars (4 800 euros) en 2015, contre près de 8 000 dollars trois ans plus tôt, et remonte péniblement. Dans l’ex-Katanga, plusieurs grands groupes ont suspendu leurs activités, comme le géant anglo-suisse Glencore.

Selon la Banque mondiale, cette crise risque d’être durable. Dans un rapport présenté le 31 janvier dernier, cette institution de Bretton Woods cite la révision du taux de croissance de la RDC, qui est passé entre 2015 et 2016 de 7% à 2,5% en moyenne, comme principal facteur de cette crise. « Cette croissance, si on la compare à la croissance de la population de la RDC, qui est quasiment de 3%, et bien on obtient un taux de croissance par tête de 0% ou moins», a expliqué Emmanuel Pinto, économiste en chef de la BM en RDC.

Depuis le départ du Premier ministre Augustin Matata, l’exécutif national semble naviguer sans boussole. Aucun plan de redressement n’a été mis en place par le gouvernement du précédent Premier ministre Samy Badibanga, qui a même fonctionné sans budget national.

Le financement des élections qui doivent se tenir à la fin de l’année en cours reste un enjeu crucial, tant politique, mais aussi économique. Le nouveau Premier ministre a annoncé, mardi 11 avril, qu’il comptait financer les élections qui doivent se tenir à la fin de l’année 2017 en cours avec des ressources « internes ». « Nous allons mettre tout en œuvre pour mobiliser les ressources financières internes en vue de financer les élections », a déclaré à l’AFP le nouveau Premier ministre congolais. POLITICO.CD revient largement sur la situation ici.

Bruno Tshibala hérite d’une situation compliquée, alors que ses marges de manoeuvres sont très minces, avec la Majorité Présidentielle qui garde l’emprise de l’exécutif. L’autre urgence du Premier ministre sera de faire voter rapidement un budget national, alors que les crédits provisoires arrivent à terme et ne peuvent être reconduits.

 

4 Commentaires

  1. Fourth d’advance…premier minitre issu d’UN accord viole a l’avance ne produira rien. Honte a lui et a sa pauvre famille

  2. Tshibala, otage de Kabila et ses ouailles. Je ne vois pas ce qu’il sera capable de faire au moment où tous les fossoyeurs de l’économie et des finances du pays reviennent et occupent les mêmes postes qu’avant.
    Bahati ne laissera pas Tshibala faire son travail.
    De l’autre côté, Thambwe, Mende, Shadary, Ruberwa vont peser de tous leurs poids et Tshibala va craquer. Mais il ne faut pas oublier non plus le gouvernement parallèle qui siège à Kingakati.
    Ce qui va se passer, c’est que les congolais ne vont pas voter à la fin de cette année; les tensions que le pouvoir a allumées et entretient au Kasai vont continuer et risquent de s’étendre dans d’autres coins du pays.

  3. ce bruno il va rien faire il est rouler par kabila a la farine , il ya pas de politicien au congo. il ya que des politichien du ventre les corromput kizengi, honte a vous les flatteur dela RDC,cette bidon gouvernement sans valeur partout au monde entier finira toujour mal honte a vous

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