La MONUSCO condamne « l’usage disproportionné de la force » par l’armée dans le Kasaï

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La MONUSCO qui se dit préoccupée, accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo d’usage « excessif » de la force dans les combats qui ont eu lieu le jeudi et le vendredi à Tshimbulu, dans le Kasai-Central

Depuis le 9 février, “des affrontements ont éclaté qui se poursuivent encore entre la milice de Kamwina Nsapu et les forces de l’ordre congolaises dans la région de Tshimbulu”, et “des informations non confirmées font état de 30 à 50 personnes tuées dans ces affrontements”, écrit la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) dans un communiqué.

Le Kasaï-central est le théâtre de violences à répétition depuis septembre 2016 entre forces de l’ordre et miliciens de Kamwina Nsapu, un chef coutumier tué dans une opération de police le mois précédent après avoir contesté l’autorité du gouvernement central et provincial.

La vague des violences – qui a fait au moins 170 morts confirmées – a secoué la ville de Kananga, capitale du Kasaï-central, avant de se propager aux régions voisines du Kasaï et du Kasaï-oriental.

La Monusco s’inquiète de la persistance au Kasaï d’un conflit marqué par des atrocités commises par les milice Kamwina Nsapu, parmi lesquelles le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats […] tout comme par un usage disproportionné de la force par les Forces armées de la RDC (FARDC) dans leur réponse” aux attaques de cette milice contre les symboles et les institutions de l’État.

La Monusco “condamne fermement les actions des miliciens de Kamwina Nsapu” et “appelle les forces de l’ordre congolaises à agir dans le respect des normes acceptables du droit national et international”.

La mission onusienne, qui a annoncé mercredi l’envoi d’une équipe d‘évaluation sur le terrain, propose par ailleurs “son soutien pour une enquête crédible sur cette situation regrettable”.

 

Présente en RDC depuis 1999, la Mission de l’ONU déploie plus de 19.000 soldats, policiers et observateurs militaires dans l’Est du pays et à Kinshasa. Elle ne disposait d’aucunes troupes dans les trois Kasaï jusqu’au déploiement récent d’une centaine de Casques bleus à Kananga.

Avec AFP

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