La tension monte entre la RDC et la Belgique

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Deux équipes de journalistes de médias belges VRT et VTM qui ont atterri à Kinshasa avec leurs visas ce sont rendus auprès des autorités Congolaises en vue d’obtenir leurs accréditations leur permettant de mener à bon leur mission. « Ces journalistes se sont vus refuser ces autorisations avant d’être arrêtés » indique la Radio télévision Belge Francophone. La même source précise que les journalistes devraient être renvoyés sur Bruxelles vendredi soir.

Le ministère Belge des affaires étrangères a fermement condamné cette atteinte à la liberté de la presse. Didier Reynders condamne la décision prise par le gouvernement congolais d’expulser les deux équipes de télévision belges. La libre collecte d’informations et la liberté de la presse sont pour la Belgique des valeurs fondamentales qui ne peuvent être restreintes. « Le ministre soulèvera également cette question lors de ses contacts avec les autorités congolaises« , a fait savoir son ministère, via un communiqué.

Joint au téléphone, le ministre Congolais de médias et de la communication également porte-parole du gouvernement a confirmé cette information. Lambert Mende Omalanga précise que « selon la Direction Général de Migration, les journalistes Belges ont violé la législation sur l’entrée, le séjour et l’exercice d’activités professionnelles par des étrangers en RDC« . Toutefois Mende Omalanga a indiqué attendre un rapport plus détaillé sur le dossier.

Dans la journée, le ministère Belge des affaires étrangères a appelé ses ressortissants dont le séjour en RDC n’est pas essentiel de quitter le pays. Les Belges qui y resteraient sont invités à exercer la plus grande vigilance, en particulier lors de leurs déplacements. Quant aux voyages vers le pays, ils sont déconseillés.

La diplomatie Belge a modifié l’avis de voyage concernant le Congo à la suite des tensions politiques, des récentes mesures prises par les autorités afin de réprimer les droits et les libertés, des rumeurs concernant la fermeture de certains aéroports, de la possible restriction des communications internet, de l’expulsion de journalistes belges et du risque de nouvelles manifestations en République Démocratique du Congo note le site de la diplomatie.