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La très inquiétante situation des droits de l’homme en RDC

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Le britannique Andrew Gilmour, sous-secrétaire général des Nations unies aux droits de l’homme a effectué une visite dans plusieurs villes de la RDC pour s’enquérir de la situation, dressant un bilan accablant pour les autorités congolaises.

Arrivé depuis le 21 novembre, Andrew Gilmour s’est entretenu avec les autorités congolaises et des acteurs de la Société civiles durant sa visite, qui avait comme objectif  de faire le point sur situation de restriction de l’espace politique dans le pays, qui inquiète de plus en plus la communauté internationale.

Expliquant sa visite sur Radio France Internationale, Andrew Gilmour affirme avoir rencontré les autorités en les appelant « au respect des libertés fondamentales, le droit de manifester notamment, à la fin de la censure dont RFI fait l’objet à Kinshasa. »

Selon RFI, les autorités ont à leur tour fait part de leurs préoccupations sécuritaires à l’origine de la restriction des libertés et notamment du droit de manifestation sur toute l’étendue du territoire.

Pour Andrew Gilmour, sous-secrétaire général des Nations unies aux droits de l’homme, l’argument sécuritaire ne justifie pas une telle restriction des droits fondamentaux.

« C’est une dénigration de la société civile. En les accusant de n’être que des voyous, des drogués, nous n’acceptons pas cette caractérisation, surtout concernant les défenseurs des droits de l’homme. J’en ai rencontré des dizaines à Lubumbashi, à Goma, à Kinshasa…Je n’accepte pas qu’on les appelle des +voyous+« , rétorque l’officiel onusien cité par RFI.

M. Gilmour justifie sa sortie en expliquant notamment son séjour à Lubumbashi  et à Goma où il a rencontré des responsables des organisations de Société civile.

«J’ai rencontré des dizaines des représentants de la société civile à Lubumbashi, à Goma et à Kinshasa, des dizaines des défenseurs des droits de l’homme qui m’ont semblé être sincères, professionnels et respectables. Et plusieurs d’entre eux faisaient partie des manifestants de septembre et ont l’intention de manifester bientôt. J’ai été impressionné par leurs convictions et leur demande de respecter la constitution», fait-il remarquer sur Radio Okapi.

Les autorités congolaises sont depuis plusieurs mois dans le collimateur des Nations-Unies et celui des organisations de défense des droits de l’homme qui dénoncent le rétrécissement de l’espace politique.

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En juillet dernier, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Ra’ad Al Hussein, s’est dit « très préoccupé » par le harcèlement croissant des représentants de la société civile et des journalistes, de la répression des voix qui s’opposent au gouvernement et des dispersions excessives et parfois mortelles de manifestations alors que la RDC traverse une crise politique grave.

En septembre, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a placé la RDC sous surveillance en adoptant une résolution qui l’inscrit au centre de son attention.

« C’est un message limpide que les Nations unies viennent d’envoyer au président Kabila : respectez l’État de droit, la Constitution et le processus électoral, sinon vous aurez à en répondre devant la communauté internationale», se félicitait Dimitris Christopoulos, président de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), une ONG internationale de défense des droits humains.

Des sanctions pour « calmer » Kabila?

Des manifestants se faisant embarquer par la Police à Kinshas. Ph. Radio Okapi.
Des manifestants se faisant embarquer par la Police à Kinshasa. Ph. Radio Okapi.

Cette situation inquiète également les Etats-Unis qui sont pour l’heure, le seul pays à avoir adopté des sanctions contre des autorités congolaises.  La Commission des droits de l’homme du Congrès américain va d’ailleurs accueillir une session spéciale où l’Envoyé spécial américain dans la Région des Grands Lacs, Tom Perriello, la chercheuse Senior de Human Rights Watch, Ida Sawyer et l’activiste congolais Fred Bauma, membre du mouvement de la Lutte pour le Changement (Lucha) vont intervenir pour parler de la situation en République démocratique du Congo.

Cet événement, qui connaîtra également la participation des plusieurs autres intervenants, aura lieu le 29 novembre à Washington, au siège du Congrès américain. Tom Perriello y rendra son rapport sur la situation des droits de l’homme en RDC.  Ce rapport, révèle des sources diplomatiques, devrait épingler les autorités congolaises « dans les plus durs des termes« .

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Ida Sawyer, chercheuse de l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), a publié un article le 23 novembre dernier pour demander au président Jjoseph Kabila de « dire clairement qu’il quittera à l’issu de son mandat pour « calmer » la situation.

« Si le président Kabila reste au pouvoir après le 19 décembre sans annonce publique claire d’une date pour son retrait du pouvoir et sans un large consensus sur l’organisation d’une période de transitionjusqu’aux élections, il existe un risque que des manifestations éclatent et que les forces de sécurité répondent avec une force excessive. Le pays pourrait s’enfoncer dans une violence généralisée et dans le chaos« , explique Ida Sawyer.

Par ailleurs, la chercheuse refoulée de la RDC en août dernier par les autorités congolais pour un supposé problème de visa, appelle à des sanctions ciblées contre les proches du président Kabila. Tout en reconnaissant que celles prises par les Etats-Unis (en août et en septembre) ont eu un effet « dissuasif« , Mme Sawyer pense que  « l’impact pourrait être bien plus important » si les Etats-Unis « ciblaient davantage de hauts responsables du gouvernement et des services de renseignements – et si l’Union européenne et le Conseil de sécurité de l’ONU prenaient également des mesures. »

Human Rights Watch a en effet publié un rapport en octobre 2016 qui accable les autorités congolaises, mettant en exergue l’implication du Ministre Evariste Boshab et celle de Kalev Mutond, le Chef du Service des renseignements, dans les tueries du 19 et 20 septembre dans la capitale congolaise.  Plus de 50 personnes ont été tuées par des forces de l’ordre durant deux journées de manifestation de l’opposition congolais réclamant le départ du président Kabila.

Icône du mouvement de la Lutte pour le changement (Lucha), Fred Bauma a été arrêté à Kinshasa le 15 mars 2015 lors d’un atelier de sensibilisation sur la démocratie et le respect. Il sera libéré fin août après plus de 17 mois de détention.

Avec Radio Okapi, RFI et AFP. Ph. DR.

1 COMMENTAIRE

  1. VIVE LE SOULÈVEMENT POPULAIRE POUR GAGNER LE DÉFI LANCE PAR L’IMPOSTEUR OCCUPANT TUTSI RWANDAIS AU PEUPLE KONGO SOUVERAIN PRIMAIRE QUI EST L’UNIQUE ALLIE DE LA RÉSISTANCE KONGOLAISE. LES FAUX POLITICIENS CORROMPUS JUSQU’A LA MOELLE ÉPINIÈRE EXPERTS EN MANŒUVRES POLITIQUES DILATOIRES NE PEUVENT LIBÉRER LE KONGO OCCUPE PAR LES MEMBRES DU TUTSI POWER EMPIRE HIMA (Rien de nouveau sous le soleil, si quelques dictateurs plus puissants que l’Imposteur Cheval de Troie du Rwanda au Kongo Kanambe alias Joseph Kabila soi-disant Président de la RDC (République Démocrature du Congo) tel que Cyrus Le Grand, Pharaon, Alexandre le Grand, Jules César, Louis XVI, Napoléon Bonaparte, Adolf Hitler, Francisco Franco, Benito Mussolini, Mohammad Reza Pahlavi aka Shah d’Iran, Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, Jean-Bendel Bokassa, Idi Amin Dada, Gnassingbé Eyadema, Ben Ali, Mouammar Kadhafi, Nicolae Ceaușescu, Augusto Pinochet, Manuel Noriega, Saddam Hussein, Hosni Moubarak, Charles Taylor, Samuel Doe ont défié leurs peuples souverains primaires respectifs au péril de leurs vies pour continuer impunément leur dictature sans pour autant gagner le défi lancé au Véritable Dieu Nzambe Tata Créateur des cieux et de la Terre (Ecclésiaste 1 : 8-10 “Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre. Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés”). VIVE LA REVOLUTION QUI EST LA LÉGITIME DÉFENSE PAR LE PEUPLE KONGO SOUVERAIN PRIMAIRE DONT ÉMANE LE POUVOIR SUPRÊME. ABAT LE DIALOGUE INCLUSIF AVEC LES ÉTRANGERS INFILTRES QUI NE DIRIGERONT PLUS LE KONGO (Deutéronome 17 : 15 « Vous établirez alors sur vous le roi que l’Éternel votre Véritable Dieu aura choisi ; c’est l’un de vos compatriotes que vous prendrez pour régner sur vous ; vous ne pourrez pas choisir un étranger pour roi » ou « Tu mettras sur toi un roi que choisira l’Éternel, ton Véritable Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère »). ACTUELLEMENT AU KONGO NOUS AVONS D’UN CÔTÉ LES NATIONALISTES PATRIOTES VÉRITABLES KONGOLAIS ET DE L’AUTRE CÔTE LES OCCUPANTS INFILTRÉS DU TUTSI POWER AVEC LEURS ESCLAVES COLLABOS KONGOLAIS. VIVEMENT UN PRÉSIDENT VÉRITABLE KONGOLAIS DE SOUCHE PUR SANG A LA TÈTE DE NOTRE BEAU PAYS. KANAMBE ALIAS JOSEPH KABILA LE CHEVAL DE TROIE DU RWANDA DÉGAGE. MOSES SORIANO ALIAS MOÏSE KATUMBI DÉGAGE. VITAL KAMERHE RWAKANYASIGIZE ALIAS LWA KANYIGINI NKINGI DÉGAGE. LEON LOBITCH KENGO WA DONDO DÉGAGE. AZARIAS RUBERWA DÉGAGE. (Ézéchiel 21 : 31 « Voici ce que j’annonce, moi, le Seigneur VÉRITABLE DIEU NZAMBE TATA : On t’enlèvera ton turban, on ôtera ta couronne. Les choses vont changer ! Les gens simples seront élevés, et les gens importants seront abaissés »). VIVE LE SOULÈVEMENT POPULAIRE. VIVE LA RÉVOLUTION POUR LE CHANGEMENT RADICAL DE MENTALITÉ. LE FANATISME AVEUGLE EST UNE FORME D’ESCLAVAGISME MENTAL. INGETA

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