La présence des rebelles sud-soudanais en RDC inquiète

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Dans un communiqué parvenu à Politico.cd le lundi 12 septembre, la Monusco qu’elle poursuit, avec « le siège des Nations unies » à New York, « les discussions avec le gouvernement de la RDC et les organisations sous-régionales afin qu’une issue favorable soit trouvée à cette situation qui pourrait devenir une menace pour la paix en RDC », alors que les Nations unies ont exprimé leurs inquiétudes sur « ce mouvement des troupes » dans une région de l’Est de la République démocratique du Congo qui traverse une situation sécuritaire précaire depuis des années.

Dans ce texte, la Monusco dit avoir porté secours depuis le 17 août à 634 ressortissants sud-soudanais présents dans le parc de la Garamba, réserve naturelle du nord-est de la RDC frontalière du Soudan du Sud. La Monusco affirme avoir « extrait » ces personnes du parc dans le cadre d’une « opération d’assistance à but humanitaire ».

South Sudan's rebel leader Riek Machar sits near his men in a rebel-controlled territory in Jonglei State, South Sudan January 31, 2014. REUTERS/Goran Tomasevic/File Photo

« Leurs armes ont été récupérées et gardées à la Monusco », ajoute le communiqué. « Cette opération a pour objectif d’apporter de l’assistance aux personnes étant dans un état critique mais aussi aux populations civiles qui pourraient en être victimes », sachant qu’ »il resterait à ce jour environ 134 personnes à extraire du parc ».

Mercredi, le siège des Nations unies avait révélé que la Monusco avait aidé à transporter en lieu sûr pour qu’ils y soient soignés plus d’une centaine de partisans « mal en point » de l’ancien vice-président soudanais Riek Machar qui s’étaient réfugiés en RDC.

Ces combattants, de même que leur chef, avaient été chassés de Juba, la capitale sud-soudanaise, à la suite de violents combats contre l’armée du président Salva Kiir en juillet. Riek Machar, blessé, avait lui-même été pris en charge par la Monusco en RDC avant d’être remis aux autorités congolaises. Il se trouve actuellement à Khartoum.

1 COMMENTAIRE

  1. Espérons que cela soit réellement une opération de sauvetage et non pas une nouvelle opération de déstabilisation du pays (comme c’était le cas avec les FDLR auxquels on avait laissé les armes!)

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