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Entretien – Au cœur d’une rumeur d’arrestation, Christian Matata se confie à POLITICO.CD

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Christian Matata, jeune frère d’Augustin Matata Ponyo, aurait été arrêté à l’aéroport de Ndjili en possession d’une somme de 29 millions de dollars américains, d’après les rumeurs diffusées sur internet et relayées par certains médias.

L’affaire a pris des proportions importantes provoquant la réaction de la primature.

« Tout en relevant le caractère grossier d’un tel montage, le Cabinet de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre tient à réaffirmer l’attachement du Chef du Gouvernement aux principes sacro-saints et inaliénables de bonne gouvernance. A cet effet, attaché aux valeurs de patriotisme, de services publics et du respect du bien commun, Son Excellence Monsieur le Premier Ministre proscrit toute activité contraire à l’engagement républicain, sur base du mandat lui assigné par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat », dit le cabinet du Premier ministre dans un communiqué.

POLITICO.CD a interviewé pour vous le Corporate manager régional (Kinshasa) de Rawbank. 41 ans, il est licencié en économie monétaire internationale de l’Université de Kinshasa. Comment réagit-il au sujet de cette affaire ? Quel rapport entretient-il avec le sport? Quelles sont ses ambitions ?

Arrêté à l’aéroport de Ndjili, d’après les rumeurs. Vous êtes de service aujourd’hui à Kinshasa. Comment on explique tout ça ?

Honnêtement, moi je n’en sais rien. Je ne sais pas d’où tout cela vient. Je suis en plein travail. Je n’ai pas voyagé. Je ne suis même pas arrivé à l’aéroport. En plus, il est impossible de voyager avec 29 millions de dollars américain. C’est inimaginable.

Vous pensez qu’il y a une campagne qui serait menée contre vous ou contre le Premier ministre ?

Je pense que oui, il y a une campagne contre le Premier Ministre. Contre moi, non. Je ne suis qu’un simple agent d’une institution financière. Je ne fais pas la politique. Il est visé. Lisez entre les lignes. C’est une campagne politique contre lui. En plus, je ne travaille pas à la primature.

Pourquoi seulement vous ?

Je ne sais pas. Je suis quand même un jeune qui progresse. Les gens pensent que je me suis fait aider par la position de mon frère. J’ai souffert comme tout le monde. J’ai passé beaucoup de temps à l’université avant de décrocher mon diplôme. J’ai commencé à travailler avec un salaire minimal. Aujourd’hui, si je me retrouve à un bon poste que beaucoup convoitent ce n’est pas grâce à mon frère.

Il se dit que votre progression professionnelle a été faite d’une manière rapide et brutale. Vous êtes rapidement monté en grade.

Les gens qui le disent ne vérifient pas l’information. Ils peuvent vérifier à la banque. Je progresse moins que je ne le mérite. J’ai quand même douze ans de carrière à la banque. J’ai travaillé à la City Bank et j’ai passé dix ans à la Rawbank. Honnêtement, j’aurai occupé des postes plus importants. Certains qui ont commencé après moi se retrouvent plus gradés que moi. Moi, je me sens frustré de rester à ce poste.

Président d’un club de Beach-volley et Président de la Zone Afrique centrale de la fédération africaine de Beach-volley. Le sport vous intéresse.

Je suis sportif. J’ai joué en équipe nationale quand j’étais étudiant. Je pratique encore cette discipline que j’aime beaucoup. Pour moi, c’est la meilleure façon de développer le pays. Tout le monde ne sera pas au gouvernement. Moi, j’ai choisi d’encadrer les jeunes. En cinq ans, nous avons eu des très bons résultats sur le plan local et national. L’équipe (Volley Club Espoir, Ndlr) était en Egypte et on s’est placé à la 6e place sur 24 équipes. C’est une bonne image pour notre pays, surtout qu’on a occupé la première place au niveau subsaharien. Cela m’a valu d’être nommé président de la zone Afrique centrale. Je suis aussi membre du développement de cette discipline sur toute l’Afrique. Eux, aux moins, ils savent reconnaitre les mérites.

C’est un grand classique. On commence par mettre la main sur les structures sportives avant de faire le grand saut en politique. N’est-ce pas un tremplin pour vous ?

Ce n’est pas un tremplin. Je ne veux pas faire la politique. Quand on essaie quelque chose de bien, cela devrait être encouragé. Même les politiciens qui dépensent au sport, il faut les encourager. Aujourd’hui, s’il y a des gens qui dépensent pour ensuite embrasser la politique, moi je les encourage.

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Ce n’est pas impossible de vous voir demain candidat député ?

Ce n’est pas dans mes ambitions pour l’instant. Je travaille dans le secteur privé. Je reste concentré sur cela. Cependant, nous ne connaissons pas l’avenir.

Retrouvez cette interview en audio ici :

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