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17 ans de présence, 18 milliards USD dépensés, des chercheurs français critiquent sévèrement l’action de l’ONU en RDC

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Dans une note publiée par l’Institut Français des relations internationales (Ifri), le principal centre indépendant de recherche, d’information et de débat sur les grandes questions internationales, les chercheurs Marc-André LAGRANGE et Thierry VIRCOULON, dressent un bilan sombre de la présence onusienne en RDC.

« Après 17 ans de présence et plus de dix milliards de dollars dépensés, la MONUSCO n’a qu’un très maigre bilan sécuritaire (la neutralisation d’un groupe armé, le M23, contraste avec les nombreuses tueries de civils dans les Kivus) et un bilan politique négatif – les espoirs de démocratisation après les élections de 2006 étant remis en cause par la dérive autoritaire du régime et la volonté du président Kabila de rester au pouvoir au-delà de ses deux mandats. »

Dans cette note intitulée « Réflexions sur 17 ans de présence de l’ONU en République démocratique du Congo », l’Ifri constate que plusieurs observateurs perçoivent la MONUSCO comme un simple observateur couteux surtout en 2016.

« Du fait de son inefficacité, elle apparaît à certains (dont l’opposition) comme participant à la pérennisation du régime Kabila et au recul de l’agenda démocratique tandis que, pour d’autres, elle n’est plus qu’un observateur particulièrement coûteux des développements politiques et sécuritaires congolais. »

L’inefficacité de la MONUSCO serait également la résultante d’une vision peu claire du Conseil de sécurité sur la question congolaise.

« L’alternance circonstancielle entre politique de conciliation et politique de résultat (et donc l’alternance des SRSG) reflète aussi l’absence d’une ligne claire du Conseil de sécurité dans la durée. Tantôt la préférence pour la stabilité et pour une relation non antagoniste avec les autorités congolaises prévaut, tantôt des développements problématiques comme la crise de Goma en 2012 obligent le Conseil de sécurité à se réengager politiquement et à revenir aux principes qu’il inscrit chaque année dans ses résolutions sans la moindre conviction. »

Vous pouvez lire l’intégralité de cette note ici.

Les auteurs de la note :

Marc-André Lagrange est diplômé en développement (ISTOM) et en gestion des crises (Sorbonne), il travaille sur les conflits en Afrique centrale depuis plus d’une décennie. Après une décennie passé dans l’action humanitaire au sein d’ONG internationales dans la région des Grands lacs ainsi qu’au Tchad, Soudan, Liban. Il a travaillé sur la République démocratique du Congo pour International Crisis Group et pour les Nations unies. Spécialiste de la région des Grands lacs, ses travaux portent principalement sur l’action humanitaire en zone de conflit et la gouvernance.

Thierry Vircoulon est chercheur associé à l’Ifri. Ancien élève de l’École Nationale d’Administration (ENA) et titulaire d’un master en sciences politiques de La Sorbonne, il a travaillé pour le Quai d’Orsay et la Commission européenne et a été directeur Afrique centrale pour International Crisis Group. Il a vécu en Afrique du Sud, au Kenya et en République démocratique du Congo et il enseigne actuellement à Sciences-Po les questions de sécurité en Afrique sub-saharienne.

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