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Attaques à Brazzaville : Les autorités accusent les ex-miliciens Ninja et évoquent le terrorisme

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Des tirs nourris étaient entendus ce matin (de 3h à 8h) à Brazzaville. Dans un communiqué dont politiqué a eu la copie, le gouvernement de la République du Congo décrit la situation, accuse les ex-ninjas et cite les candidats malheureux à la dernière présidentielle.

« Ce Lundi 04 avril 2016, dans les environs de trois (3) heures, du matin, des ex-miliciens Ninja Nsiloulou se sont infiltrés dans Brazzaville sud, par le quartier MAYANGA, situé dans l’arrondissement 8 Madibou. Ils ont attaqué la position militaire de MAYANGA, ainsi que le commissariat central du Djoué, le commissariat de Police de l’arrondissement 1 Makélékélé, et les commissariats de police des quartiers Lemina et Kinsoundi. Tous ces édifices, auxquels il faut ajouter la Mairie de Makélékélé, ont été incendiés, dans le cadre de ce qui s’apparente à une véritable action terroriste. Il convient de signaler que les assaillants ont posé par ailleurs des actes de voies de faits et diverses exactions sur les populations civiles, lesquelles se voient contraintes de quitter leurs lieux d’habitation. »

Le gouvernement n’accuse pas directement les candidats malheureux à la dernière présidentielle.

« Force est de constater que cette situation est consécutive à l’élection présidentielle du 20 Mars 2016, grand moment de démocratie apaisée, scrutin dont les populations attendent tout simplement la publication des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle. C’est dans ce contexte qu’il convient également de relever, pour le condamner, que certains candidats ainsi que leurs soutiens, n’ont eu de cesse d’en appeler à la désobéissance civile et à l’insurrection armée. En l’état actuel des choses, le Gouvernement de la République n’a pas encore la preuve que des candidats, ou leurs soutiens soient impliqués dans cette affaire. Mais le Gouvernement tient à préciser à l’opinion nationale et internationale que les investigations se poursuivent.

Le Gouvernement de la République du Congo dit que la situation est maitrisée. Il invite les populations à rester sereines et à vaquer à leurs occupations quotidiennes.

Interrogé par nos confrères du média français Le Monde Afrique sur son implication dans les violences de la nuit, Frédéric Bintsamou « Pasteur Ntumi », reconnaît « encadrer et soutenir les populations qui agissent contre ce pouvoir qui n’hésite pas à employer la force face à des gens à mains nues dont certains ont décidé de prendre les armes. » « Ce ne sont pas les miennes car je les ai rendues, assure-t-il. Mais il en reste beaucoup à Brazzaville et la voie armée n’est plus exclue par certains. Nous sommes entrés dans la phase de contestation. »

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