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Nord-Kivu : RSF et JED exigent la libération d’un journaliste détenu à l’auditorat militaire de Rutshuru

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Dans un communiqué publié ce vendredi 11 mars 2016, Reporters sans frontières (RSF) se dit extrêmement préoccupée par la détention du journaliste Mapendo King de la radio La Voix de Rusthuru, aux arrêts depuis le 5 mars dernier. L’organisation demande sa libération immédiate.

Selon les informations recueillies par JED, Mapendo King, correspondant de la « Voix de Rutshuru » et journaliste à l’Agence Rutshuru Presse, a été arrêté, le vendredi 4 mars 2016, à Tongo, un groupement du territoire de Rutshuru par un groupe d’éléments des FARDC qui ont fait incursion dans sa rédaction.

Le journaliste est accusé d’avoir diffusé de fausses informations, après avoir rapporté la présence de groupes armés Maï-Maï -assimilés à l’ethnie des Hundes- à proximité de Tongo, où les Hutus sont majoritaires. Une information qu’il dit avoir vérifiée avec une source locale. Sommé de démentir cette information par un appel du chef de la localité, le journaliste aurait refusé de se dédire. Un acte qui lui vaut alors d’être arrêté sur décision du comité de sécurité local, présidé par ce même chef de groupement.

Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de RSF

“Nous demandons la libération immédiate du journaliste Mapendo King, déclare. Ce dernier est aujourd’hui arrêté pour avoir simplement fait son travail. Il a diffusé une information qu’il avait vérifiée et a refusé de céder aux pressions politiques. Quoiqu’on lui reproche il doit être jugé selon la loi sur la presse et certainement pas par la justice militaire. Sa détention dans ces conditions est absolument illégale et vise à imposer un black-out de la couverture des questions sécuritaires dans le territoire de Rutshuru”.

Pour sa part, Journaliste en danger (JED) dénonce ce qu’il qualifie de « séquestration » du journaliste. « Sans entrer dans le fond de cette affaire, Journaliste en danger (JED) s’insurge contre cette procédure cavalière utilisée par les responsables des FARDC et de la police du territoire de Rutshuru contraignant le journaliste de ne plus exercer librement son travail pendant près plusieurs jours en toute illégalité. JED condamne énergiquement cette entrave au travail des journalistes et exige sa libération immédiate et sans conditions.»

 

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