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Jusqu’où ira la « Wewacratie » en RDC?

Quelques jours seulement après la prise de fonction du nouveau chef de l’État Félix Tshisekedi en janvier 2019, son cortège qui passait par le boulevard Lumumba est aussitôt envahi par un groupe des Motocyclistes. Ces derniers ont brisé le protocole de la présidence et ont tenu à accompagner le nouveau chef de l’État jusqu’à sa résidence à la cité de l’UA au Mont Ngaliema.

Les plus téméraires d’entre-eux ont même franchi le seuil de son portail pour se retrouver en face de la garde présidentielle. L’histoire raconte que plusieurs ont été arrêtés puis libérés sur ordre du président de la République lui-même. C’est fut le début de la « Wewacratie ». Il s’agit bien que plus que d’une expression mais bien d’une réalité dont plusieurs conducteurs ont déjà croisé le chemin sur les routes à la fois poussiéreuses et boueuses de Kinshasa.

Qui sont les wewas?

Venus généralement de la province du Kasaï-Oriental à la suite du tarissement des mines des diamants, ces motards généralement des coupeurs de tête dans le polygone de la MIBA. Appelés « suicidaires, » ils entraient dans le polygone de la MIBA, tuant policiers et gardes miniers pour extraire des diamants de manière illégale.

Ces exploitants artisanaux sont arrivés en masse à Kinshasa où ils ont pris possession du transport à Kinshasa grâce au filon inexploité de moto-taxis. La moto présentant beaucoup d’avantages en termes de temps et raccourcis.

Les taxis-motos se moquent éperdument des embouteillages dans une ville où la construction des sauts-de-mouton crée des bouchons sur les grandes artères aux heures de pointe. Les motards se faufilent comme des rats en dessous des tables et gagnent du temps. Ils prennent des sentiers même inusités et en créent d’autres, question d’avancer. N’ayant aucune formation et ne respectant nullement le code de la route, ces Motocyclistes de dimanche ont occasionné bien plus des conséquences néfastes que des avantages.

Les wewas, une milice de foi, sans lois!

Les « Wewa » comme on les surnomme, ces sont révélés bien plus qu’une corporation des transporteurs, ils ont mutés à une sorte des milices dans plusieurs cités urbaines où ils opèrent générale sans document (sans permis de conduire, sans plaque) et sans mesure de sécurité ni pour eux ni pour leurs clients. Mauvais stationnement et dépassement, excès de vitesse, surcharge…bref, ils sont champions en violations du code de la route.

L’opinion se rappelle qu’en novembre 2019, les «Wewa» avaient brûlé deux bus en l’espace de deux jours. Le premier appartenait à la société de transport public de l’Etat « Transco », incendié quelque temps seulement après l’incident ayant causé la mort d’un conducteur de taxi-moto. Comme si cela ne suffisait pas, le lendemain, ils ont réédité leur vandalisme, cette fois-ci en sommant tous les passagers qui se trouvaient à bord d’un bus « Esprit de vie » de descendre avant d’incendier le véhicule sans la moindre crainte d’être inquiétés.

Le plus étonnant est que tous ces actes d’incivisme doublés de banditisme d’un genre exceptionnel se sont déroulés dans un périmètre de proximité avec les postes de cantonnement des forces de l’ordre. D’abord, la maison communale de Kinshasa est située à quelques encablures de là, tout comme l’inspection générale de la PNC qui se trouve à moins de deux kilomètres du théâtre de violences.

Cette situation avait provoqué plusieurs questionnements: comment des paisibles citoyens peuvent-ils se comporter ou agir ainsi sans que personne ne les inquiète ? Où est passée l’autorité de l’Etat pour que des jeunes- gens puissent la défier de la sorte ? Qu’est-ce qui explique l’impuissance de l’Etat face à un banditisme à ciel ouvert ?

Comme si cela ne suffisait pas, les wewas ont quitté leur terrain de prédilection qui est le transport pour interférer dans la zone politique.

Journée folle, lundi 10 juin 2020, au siège du Parlement congolais

Vers 11 heures, des centaines de Wewa avec des combattants de l’UDPS, ont fait exploser les alentours du Palais du peuple pour protester contre protestaient contre l’Assemblée nationale où des députés de la coalition de l’ex-Président Joseph Kabila se sont attaqués à Félix Tshisekedi, contestant ses nominations au sein des sociétés étatiques.

Le parlement consacré inviolable par la constitution, a subi les affres de la foule en colère qui s’est déployée sur l’ensemble du périmètre du siège du Parlement, molestant au passage des députés et insultant à tout vent la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda.

Bis repetita, Ça fait plus d’un mois que les activités sont stoppées net dans la commune de Ngaliema à Kinshasa.Un groupe de motards, membres de l’UDPS a scellé les bureaux communaux au motif de s’opposer à la décision du gouverneur de la ville de Kinshasa qui a suspendu un bourgmestre issu des rangs de l’UDPS.

Jusqu’ici, les habitants de cette commune où réside le Président de la République sont pénalisés et aucune action judiciaire n’est pas entreprise pour inquiéter de gens qui se substitueraient à l’Etat et prendre en otage toute une administration communale.

Dans leur quête insatiable de bafouer l’autorité de l’État, l’association Nationale des Motocyclistes, membre de l’UDPS (ANAMO/UDPS) compte organisé un carnaval motorisé pour demander la démission du président de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda dont le président Félix Tshisekedi a salué la bravoure lors de son dernier discours sur l’État de la nation.

Face à cette enieme tentative de déstabilisation des institutions de la République, le Regroupement des Jeunes pour la Défense des Institutions Démocratiques » RJDID en sigle, association de fait, a saisi le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila à son tour, en vue d’organiser un carnaval motorisé le 13 mars prochain pour soutenir soutenir les institutions législatives démocratiquement élues face à des velléités d’une force politique obscure de paralyser en permanence le bon fonctionnement de notre système politique.

Il sied de noter que cette caravane motorisée partira à 9h30’ du point « Rond Point Moulaert dans la commune de Bandalungwa » avec comme point de chute le Palais du Peuple où sera déposé un mémorandum de soutien aux institutions législatives par un Comité restreint aux services courriers de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Face à la situation qui prend de plus en plus des dimensions inquiétantes, il est plus qu’impérieux que les autorités prennent leurs responsabilités pour qu’il ne soit pas trop tard pour agir.

Thierry Mfundu

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1 COMMENTAIRE

  1. Un article tendancieux et teinté de la haine tribale. Aujourd’hui les wewa ne sont pas tous kasaiens. Avec leur courage ils sont venus apprendre du travail aux paresseux et mendiants kinois. Les wewa ne sont pas une milice. Que signifie milice ? Un journaliste médiocre et mal intentionné. Demander seulement au gouvernement central d’interdire l’importation des motos sur toute l’étendue de la RDC. Médiocre.

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