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RDC: Le prêt-à-porter “made in China”, un coup dur pour les couturiers congolais

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La vêture au Congo-Kinshasa connait une certaine modification du point de vue couture. La marque congolaise disparaît à petit feu. Le marché chinois a fortement dominé la vie des Congolais et influencé leur préférence.

Cette situation a des implications directes sur la couture. Les tailleurs d’habits réalisaient des recettes jusqu’il y a peu, assez consistantes. Les ressortissants de l’Institut supérieur des arts et des métiers (ISAM) de Kinshasa, voisin de la Cathédrale notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala, ont pu installer des maisons de couture surtout à Kinshasa. La clientèle était fréquente. “Je pouvais bien enregistrer au moins dix commandes des chemises, robes, pantalons par jour”, révèle Ghislaine Mwanda, responsable d’un atelier de couture à Kawuka, dans la commune de Kalamu.

Le succès de ces modélistes et stylistes congolais s’est envolé notamment avec l’inondation des produits chinois sur le marché kinois. Les Boutiques d’habillement venant de l’Asie croissent dans tous les coins des avenues comme des champignons en leur saison.

Au début, les choses étaient si simples. Celui qui avait une fête ou une cérémonie s’achetait un tissus et passer sa commande deux ou trois semaines avant. Mais actuellement, le Kinois qui a une fête ce soir peut passer facilement à la Boutique sur son avenue et payer un prêt à porter et l’affaire est close.

Les vêtements asiatiques sont également vendus par les natifs qui y trouvent leur compte. Dans tout ça, ce sont des couturiers locaux qui en paient le prix et ont perdu toute la clientèle.

Un petit reste

Le peu de clients qui restent sont rares et n’arrivent que pour la confection des uniformes pour le deuil ou une cérémonie d’anniversaire, académique ou du mariage coutumier.

Difficile de remédier à une telle situation, étant donné que ce sont les nationaux qui importent ces habits et modèles d’ailleurs. Mais les clients eux se disent soulagés et épargnés des courses et gymnastiques des couturiers qui prenaient suffisamment du temps pour coudre un habit.

Les couturiers peuvent bien se contenter de la rentrée scolaire, parce qu’ils accueillent les parents qui viennent pour les habits de leurs enfants. Cette situation durera ainsi peut-être jusqu’à l’eschatologie.

Édouard Bajika

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