Le ministère d’État en charge de la coopération internationale, intégration régionale et Francophonie dans le gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été attribué à un nouveau visage s’il faut parler des ministres. Mais c’est un visage finalement pas très nouveau car bien connu dans le milieu diplomatique, mais aussi dans l’arène politique congolaise : Maître Pépin-Guillaume Manjolo Buakila.

Juriste, écrivain, philo-politologue, diplomate, communicateur, formateur, la tâche devient soudainement ardue quand vient le moment de raconter la vie de ce personnage.

Le nouveau ministre d’État appartient au cercle restreint d’élites. Il s’y est introduit après avoir obtenu sa Maîtrise en droit privé à l’Université de Caen. Sa maîtrise des questions juridiques lui a accordé une place au célèbre cabinet d’avocats international White & Case avec le statut de Collaborateur externe. Mais la passion de l’avocat Guillaume Manjolo, c’est défendre le Congo. Son pays qu’il a choisi de servir. En 2006, il devient avocat au Barreau de Kananga qu’il quitte en 2008.

Cet homme aux multiples talents entendait les exprimer au quotidien sous multiples facettes. Cette fois là, il se fera découvrir sous la casquette d’écrivain, passionné des débats scientifiques, littéraires, aux accents philosophiques, politiques. Le philo-politologue s’est donné et se donne la peine d’immortaliser ses arguments, comme ses réflexions. Dans son sac, des ouvrages comme “Ma Nation” ; “Dans le ventre du désespoir” ; “L’Homme et la Structure” ; “La révolte métaphysique d’un jeune congolais (Dialogues et ajustements raisonnables)”.

Ses réflexions à forte connotation culturelle pour secouer le jeune congolais dans sa conception du monde, Pépin-Guillaume Manjolo veut les partager au quotidien. Ce qui l’a amené à créer avec le professeur en philosophie Kä Mana ” Les universités culturelles”.

La politique théorique, le secrétaire général du parti politique Union des Libéraux Démocrates Chrétiens, ULDC, l’a voulue aussi pratique. Sur les petits écrans, c’est un communicateur hors pair que le monde a découvert. L’éloquence, la cohérence d’idées comme la pertinence de ses arguments enveloppées dans une élégance de courtoisie, n’ont laissé indifférents le public, les journalistes, ou encore ses co-débatteurs.

Dans les médias nationaux comme internationaux, le communicateur de la famille politique de Joseph Kabila, Guillaume Manjolo, a porté la vision de l’ancienne Majorité présidentielle devenue FCC, comme sa paire de lunettes qu’il n’abandonne jamais. Il l’a défendue ainsi que la RDC, avec dévouement.

A l’ombre de l’ancien ministre des affaires étrangères Raymond Tshibanda Ntunga Mulongo, président de l’ULDC, l’actuel ministre d’État en charge de la coopération internationale, intégration régionale et Francophonie a dirigé ce ministère sous une autre forme. De 2008 à 2019, l’homme a consacré plus de dix ans de sa vie à l’intégration régionale et à la coopération internationale de la RDC, en jouant le rôle de Point focal à l’intégration régionale au ministère des affairées étrangères.

En 2017, il puise dans ses capacités de négociateur pour présider la Commission nationale sur la prise en charge humanitaire des dégâts causés par le conflit Kamwina Nsapu. Ce conflit qui a torpillé le Grand Kasaï, la terre qui a vu naître son père Jonas Manjolo et sa mère Astride Nkuluanda. À la tête de cette commission, l’actuel ministre venait donc apporter la paix, là où son géniteur avait garanti justice en son temps.

En effet, dans l’organisation du Congo poste colonial, Jonas Manjolo participe à la table ronde et appose sa signature sur l’acte de l’indépendance à Bruxelles. De retour dans cette ancienne propriété belge dont la gestion revient désormais aux autochtones, Jonas Manjolo occupera le poste de ministre de la justice au gouvernement de l’unité kasaienne. Il sera également premier administrateur du territoire de Luiza.

Comme dans un film, cinquante-neuf ans plus tard, son fils, Pépin-Guillaume Manjolo Buakila qu’il aurait voulu voir grimper des échelons, est nommé ministre d’État en charge de la Coopération Internationale, Intégration Régionale et Francophonie au niveau national.

Au grand bonheur de la République, mais surtout du Kasaï central ; dans son District de Lulua ; où le territoire de Luiza le revendique ; le secteur de Kabelekese l’acclame, avec des chansons en Bu Lualua, son dialecte, savourant la nostalgie des années 60.

2 comments

  1. Le ministre doit avoir à l’esprit que le peuple attend beaucoup de son intelligence et de son expérience au sein de la Coopération internationale. Aujourd’hui le peuple veut redonner et redynamiser l’image de la rdc ansi que ses actions sur la scène internationale.

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