L’année 2018 a transformé la politique Congolaise de façon irréversible. Auparavant la scène politique était marquée par une myriade de partis politiques. 2018 a vu naitre trois forces qui rythment désormais le jeu politique. Des mois durant, l’opposition de l’époque s’est disputée les strapontins et le leadership d’un groupe jusqu’à son éclatement en deux forces qui s’affrontent depuis lors ; Lamuka et CACH.

La Majorité présidentielle (MP), quant à elle, s’est rapidement mise en ordre de bataille au sein du FCC, formation dont les fondements ont été posés lors de la retraite de Kingakati en avril 2018. Cette rencontre convoquée par le Raïs Joseph KABILA KABANGE, a réuni les membres du gouvernement et a défini l’essence de ce qui allait devenir le FCC. « Nous devons rassembler le plus d’acteurs politiques et sociaux possibles pour gagner les élections de décembre et surtout pour préserver la Paix et la sécurité, » avait martelé Joseph KABILA KABANGE.

La suite fait désormais parti de l’Histoire. Un comité stratégique composé de 13 personnes fut mis en place pour réfléchir sur la structure et préparer la charte constitutive. À la retraite conclusive de Kingakati en juin 2018, Joseph KABILA KABANGE annonça la naissance du Front Commun pour le Congo, FCC en sigle, une grande plateforme politique sans précédent en RDC. Les objectifs de cette coalition étaient clairs : soutenir un candidat commun à l’élection présidentielle, gagner les élections à tous les niveaux et gouverner collectivement pour améliorer le bien-être des congolais. Pour cela, l’engagement politique du FCC a, dès le départ, reposé sur les valeurs de discipline, de loyauté et de solidarité,

Dans ce contexte, comment Modeste BAHATI LUKWEBO peut-il s’autoproclamer candidat à la Présidence du Sénat et affronter le choix du FCC ? Comment, Modeste BAHATI LUKWEBO peut-il renier le message de fidélité et de loyauté qu’il a lui-même porté à Joseph KABILA KABANGE, l’autorité morale du FCC ?

Face à une situation aussi aberrante où un membre du FCC se place en dissidence de sa propre famille politique je me dois, en tant que membre du comité stratégique du FCC, de rappeler d’une part les principes fondamentaux qui forgent l’action du FCC et, d’autre part, rappeler l’esprit qui doit guider toute personne qui adhère au FCC.

Comme toute coalition, le FCC tient compte du poids des formations politiques qui la composent. Contrairement aux autres coalitions, le poids des formations politiques n’est pas l’unique facteur qui détermine le choix des personnes qui portent les couleurs du FCC aux différents postes à responsabilité.

Les autres facteurs déterminants sont le principe de solidarité et la capacité individuelle à permettre au FCC d’accomplir ses objectifs collectifs. Par la solidarité, le FCC assure une juste représentation à tous les courants de pensée qui forment le FCC quel que soit leur taille sur l’échiquier politique. Ce principe est capital si nous voulons bâtir une nation inclusive au sein de laquelle chaque citoyen aura la conviction que, non seulement sa voix est entendue, mais que cette dernière est prise en compte.

Par la capacité individuelle, il s’agit d’identifier et de promouvoir un leadership serviteur. Un leader FCC ne doit pas être celui qui veut attirer la lumière à lui mais celui qui porte haut le flambeau afin de maintenir la flamme allumée pour illuminer les autres.

Et, pour remarquer telle qualité chez les militants, qui de mieux que l’autorité morale. Ayant l’expérience et la vision stratégique, il est à même de choisir la bonne personne à la bonne place. Notre rôle de militant consiste à agir avec loyauté et sens du devoir. Après la désignation du candidat FCC, ce n’est plus le moment de penser à sa destinée personnelle. Toute personne ayant cette attitude se disqualifie de facto, prouvant qu’il n’a pas la grandeur nécessaire pour servir tant il souhaite assouvir des désirs de gloire personnelle. Ils sont nombreux et ils sont connus ces leaders politiques qui pendant la campagne électorale n’ont pas soutenu Emmanuel SHADARY par pur calcul personnel.

Cela ne se reproduira plus !

Si le FCC doit se débarrasser de tous les mercenaires et poursuivre son combat politique avec les fidèles et les loyaux qui souvent sont oubliés, ainsi soit-il !

Si nous devons perdre des militants en route, nous les perdrons pour maintenir intacts nos valeurs et nos principes. En aucun cas allons-nous changer la nature du FCC pour assouvir l’appétit insatiable de quelques-uns.

La défaite de notre candidat à l’élection présidentielle ne nous plongera pas dans l’immobilisme. Bien au contraire. Nous avons la majorité et nous allons le prouver dans tous les moments critiques et importants durant cette législature.

Cela commence aujourd’hui, par la mobilisation de tous les sénateurs FCC, y compris les nombreux sénateurs d’AFDC-A qui demeurent fidèles et loyaux à nos principes fondateurs. Qu’ils n’aient aucune hésitation, leur place est au FCC. Pour ceux qui, avec sincérité et sens du devoir, veulent se remettre en ordre de bataille qu’ils sachent qu’ils seront toujours les bienvenus.     

J’appelle à la mobilisation totale au sein de notre famille politique pour assurer une victoire écrasante à Alexis THAMBWE MWAMBA et l’ensemble de son bureau dans la coalition FCC-CACH au Sénat.

C’est le moment d’avoir la main ferme et rapide dans l’action. Pour cela, Honorables Sénateurs, vous avez toute ma confiance.

C’est dans la discipline et le service que nous renouvèlerons la confiance avec les Congolais et que nous améliorerons les conditions de vie de nos compatriotes. C’est ce qu’ils attendent de nous, c’est ce que le devoir commande !

1 comment

  1. Qui parle dans cet article? Je peux me tromper, mais il m’a semblé qu’une personne donne son point de vue en parlant de “je” ou “nous” mais je n’ai pas pu identifié son identité, à part le fait qu’il fait partie du comité stratégique du FCC.

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