Le déferlement des militants de l’UDPS à l’Assemblée nationale le lundi 10 juin et la réaction des bérets rouges du PPRD hier mercredi 12 juin avec les conséquences qui s’en sont suivies notamment la mise à sac des sièges de l’ARC/ Original et du CNC illustrent tant soit peu les relations tendues entre la coalition FCC-CACH.

Manifestations provoquées par ailleurs par des motifs aussi saugrenues les uns que les autres. Effectivement c’est un signe de la bonne gouvernance et de l’État de droit, formules employées très souvent pendant la campagne électorale de l’actuel locataire du palais de la nation.

Mais à-t-on évalué les conséquences de ces actes de barbarie aux yeux de l’opinion internationale et des partenaires de la RDC à l’heure où le pays cherche à se relever de ses déboires précédents?

À-t-on conscience de l’image que cela donne au président Félix-Antoine Tshisekedi qui est vu par beaucoup comme le symbole de l’alternance démocratique en RDC?

Comment expliquer aux partenaires de la RDC que les militants du parti présidentiel ont pris d’assaut l’assemblée nationale et injuriaient les membres du bureau dont l’un de leurs est le 1er vice président.
Et pourtant à son article 6, le règlement intérieur de lAssemblée nationale décrète le siège de cette institution en «zone neutre» et «inviolable». Cette inviolabilité couvre, en plus des bâtiments abritant la chambre basse, «la cour, les jardins et les voies publiques qui ceinturent son enclos».

En ne réagissant pas face à l’envahissement de cette bâtisse qui a perdu son caractère inviolable, il y a risque que d’autres symboles de l’État soient violés sans vergogne par n’importe quel charognard animé par une forme de libertinage.

L’association de tel ou tel risque de débarquer au palais de la nation au motif que leur gourou a été outragé.
L’anarchie installée, le président devra de nouveau convaincre le peu d’investisseurs qui hésitent encore à venir investir dans notre pays.

Qui attise la crise ?

Ici, il faut rappeler que les militants de l’UDPS ont vilipendé plusieurs fois leurs partenaires du FCC.
Lors du lancement des travaux de 100 jours à la place de l’échangeur de Limete, des haut cadres du FCC ont eu droit aux chants hostiles.

Idem lors du match RDC-Liberia où ils ont eu droit à des insultes devant plus 90.000 spectateurs y compris l’ancien président de la république Joseph Kabila.
Enfin, lors des recentes obsèques d’EtienneTshisekedi, les membres du FCC venus compatir, ont pleuré deux fois.

Une première pour le feu Etienne Tshisekedi et une seconde fois pour leur honneur bafoué devant des chefs d’état ou leurs représentants. Est il que la situation actuelle doit impérativement être rappeler aux responsables de l’UDPS et des proches du Chef de l’État pour qu’ils repercutent sur les combattants que la coalition FCC-CACH est un gage de stabilité politique pour l’avenir de la RDC et que la moindre rupture peut causer une crise institutionnelle et politique susceptible de nous ramener dans les années noires qui ont suivi l’indépendance de notre pays en 1960.

Et dire que nous sommes à moins des quelques jours pour célébrer le 59e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance.

TBM