Acte I: au commencement, des ordonnances

Les ordonnances du chef de l’Etat au niveau du SNCC et de la GECAMINES continuent d’alimenter la polémique dans tous les salons politiques de la RDC mais aussi dans la rue entre les militants du PPRD et de l’UDPS qui se sont affrontés hier mercredi 12 juin dans les rues de Kinshasa.

Or il s’avère qu’à la lecture de ces deux ordonnances, il apparait clairement que le Président de la République a mis exergue 3 facteurs qui ont milité dans le choix de nouveaux acteurs qui doivent accomplir sa vision de relever ces deux entreprises longtemps exsangues.

Ainsi, le président a pris en compte les facteurs suivants: compétence, bonne gouvernance et celui de la réconciliation nationale.

Volonté certes manifeste de la coalition FCC-CACH de reconcilier le pays avec ses vieux démons du tribalisme et de la médiocrité qui ont tant ternis l’image de la RDC à travers le monde. Contrairement aux habitudes passées, les ressortissants des plusieurs provinces sont nommés dans ces ordonnances. On peut notamment tel que citer Guy Robert Lukama du Sud-Kivu), Leon Mwine du Kasai Occidental et Jacques Kamenga de la province du Kwilu.

S’agissant du Grand Katanga, la représentativité de l’ex. Grand Katanga a aussi était prise en compte.
Sama Lukonde (Haut-Katanga), Fabien Mutomb (Lualaba), Albert Yuma (Tanganyika) et Coco Mulongo (Haut Lomami). Ce qui est important quand on sait que les deux entreprises ont leurs sièges sociaux dans l’Ex Katanga. Quand à la compétence, les principaux nommés ont une longue expérience en matière de gestion de la res publica.

Prenons le cas de Sama Lukonde, le nouveau DG de la GECAMINES. Il est fils de Lukonde Kyenge, né le 4 Aout 1977 à Paris, est le fils de Faustine Mwansa et de Stéphane Lukonde Kyenge; une figure emblématique de la politique Katangaise assassinée en 2001.

Ingénieur de formation, il a effectué plusieurs stages dont un à la GECAMINES à Luilu. En 2015 il est nommé ministre des sports. Poste dont il démissionne par conviction politique à l’image de Lunda Bululu, son aîné de la même province.

Le contreseing du premier ministre sortant Bruno Tshibala qui a aussi été soulevé par certains opposants aux dits décrets relèvent sans doute de la mauvaise foi d’autant plus qu’il y a eu des précédents.

En effet, Matata Ponyo en 2006 qui expédiant les affaires courantes alors qu’on attendait la formation du gouvernement Badibanga, a procédé à une série de nominations des directeurs généraux à la DGRAD, DGI et FPI, sous l’impulsion du président de la République, Joseph Kabila

En 2018, alors que le nouveau président est déjà élu, Joseph Kabila, président sortant, n’avait il pas nommé des ambassadeurs itinérants?

L’urgence et la nécessité en était l’argument mais personne n’avait décrié quoique ce soit et il n’y avait aucune violation et aucune motion incidentielle soit elle n’a été ouverte à l’Assemblée nationale.

Qu’est ce qui a changé entretemps pour que les ordonnances du président soient l’objet d’échange au parlement?

Voici une question qui vaut son pesant d’or.

TBM

2 comments

  1. En vous demandant à tout bout de champ: qu’est-ce qui a changé, vous manifestez dispo facto votre désir de garder en état le système Kabila. C’ est vraiment grave, cher compatriote. Justifier une si grosse bourde par le simple fait que le très décrié régime sortant avait procédé de la même façon, c’est tout simplement affligeant, pathétique. A quand donc le changement promis?

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