Une étude publiée ce 22 mai à Londres souligne la nécessité d’une action plus énergique du gouvernement et des entreprises face aux violences sexuelles contre les enfants en République démocratique du Congo.

L’indice, qui évalue principalement les politiques, les pratiques et les normes, montre que les gouvernements, le secteur privé et la société civile n’agissent pas assez pour protéger les enfants de la violence sexuelle.

L’Afrique du Sud, l’Ouganda et la Tanzanie sont les plus performants des 16 pays d’Afrique subsaharienne couverts par l’indice Out of the Shadows (sortir de l’ombre), qui mesure la manière dont les pays réagissent face aux violences sexuelles à l’égard des enfants.

La République démocratique du Congo (RDC) dispose d’un plan national, d’une législation dédiée aux enfants et d’un partenariat solide avec les organisations de la société civile. Cependant, sa capacité institutionnelle à lutter contre la violence sexuelle à l’égard des enfants a besoin de beaucoup d’amélioration.

Des progrès ont été réalisés notamment avec les lois visant à prévenir l’exploitation sexuelle des enfants: les lois du pays prévoient des protections pour les enfants contre le trafic et l’exploitation à des fins sexuelles, y compris les lois interdisant à un enfant de participer à du contenu matériel sexuellement explicite, l’achat et la vente d’un enfant aux fins d’exploitation sexuelle, et facilitant la traite des mineurs, des enfants et leur recrutement pour la traite note le rapport consulté par POLITICO.CD.

Les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales ont une forte présence dans le pays. Ces organisations, y compris Action Aid, Médecins Sans Frontières et le Comité International de la Croix-Rouge fournissent des services médicaux et d’urgence, des thérapies, une aide juridique et une éducation, et la sensibilisation aux problèmes d’abus sexuels sur enfants poursuit le document.

Sur le plan national, la «Stratégie nationale de lutte contre la violence sexiste» de 2009 et l’Agence nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, des filles et des jeunes filles mettent l’accent sur la lutte contre la violence sexuelle à l’égard des femmes et des filles.

Pour la protections en ligne le rapport précisé que rien n’indique que les fournisseurs de services internet soient spécifiquement et explicitement tenus par la loi de signaler tout cas suspect ou détecté représentant d’abus et d’exploitation sexuels. Le pays collecte des données sur le nombre de rapports sexuels enregistrés/signalés
abus commis contre des enfants, mais cela n’est pas accessible au public.

Les données sur les enfants ou les adolescents qui recherchent une aide institutionnelle ou professionnelle pour la violence n’est pas collectée par le gouvernement.

Aux travailleurs de soutien de première ligne, le pays ne fournit aucune directive pour répondre à la violence sexuelle contre les enfants pour les travailleurs de soutien de première ligne. Cependant, la loi n ° 09/001 requiert des professionnels (médecins, enseignants, travailleurs sociaux, forces de l’ordre, etc.)
officiers) de signaler aux autorités les incidents d’abus sexuel sur enfants.

Élaboré avec le soutien de la World Childhood Foundation et de l’Oak Foundation, et avec l’aide additionnelle de la Carlson Family Foundation, l’indice Out of the Shadows mesure la manière dont 60 pays luttent contre l’exploitation et les agressions sexuelles à l’égard des enfants.

L’indice, qui évalue principalement les politiques, les pratiques et les normes, montre que les gouvernements, le secteur privé et la société civile n’agissent pas assez pour protéger les enfants de la violence sexuelle et pour atteindre les objectifs de développement durable de l’ONU, qui préconisent de mettre fin à toutes les formes de violence contre les enfants d’ici 2030. L’indice couvre 85% de la population mondiale âgée de moins de 19 ans.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD