A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.” — Patrice Emery Lumumba, Héros National.

A l’heure de la révolution numérique, de nouveaux défis se posent à nous, de nouvelles questions apparaissent sans cesse. Pourquoi faire ce métier pourtant tant décrié depuis de nombreuses années ? Pourquoi essayer de façonner une nouvelle image du journalisme face à des géants qui ne laissent que des miettes ? Pourquoi finalement avoir encore de l’espoir ? Nous avons de l’espoir parce que nous sommes jeunes et parce que nous croyons fortement en la possibilité d’un futur bien meilleur que celui que nous présentent chaque jour nos politiciens et autres médias classiques.

Nous croyons en la solidarité humaine et en la force de chacun de nos journalistes, éditeurs, rédacteurs,  correspondants, traducteurs… Sans oublier bien sûr la force de notre peuple, de notre lectorat qui désire avant tout sortir de la monotonie ambiante. Nous croyons en la liberté et l’autonomie car le but premier du journalisme est d’apporter à toute personne les informations dont ils ont besoin pour être libres et autonomes.

C’est ainsi que tout s’accélère, le monde, les relations, les voyages, les communications… n’attendant personne. Si vous êtes trop lent, la mondialisation vous laissera sur le bas-côté. Et nous, jeunes congolais passionnés, voulons éviter cela.

Nous voulons vous accompagner, vous aider à vous relever, vous prendre par la main s’il le faut et vous entraîner sans vous étouffer, sans vous recouvrir d’un flux indigeste d’informations qui n’ont malheureusement aucun sens et qui, à l’heure où nous vous parlons, ont déjà été oubliées par la majorité d’entre vous. Mais pourquoi ont-elles été oubliées ? Parce qu’elles privilégiaient la quantité à la qualité, parce qu’elles étaient rabâchées toute la journée par des rédactions en quête de popularité et débattues par des chroniqueurs identiques d’un média à un autre n’apportant finalement aucune réponse. Laissant seulement un vide, un blanc immuable.

Notre énergie: la passion

La photo hommage à Etienne Tshisekedi, montée par POLITICO.CD et qui reste à ce jour un des symboles de notre passion.

Notre but, ou tout du moins la mission que nous essayons chaque jour de remplir du mieux possible est la suivante : vous transmettre ce qui vous échappe, ce qu’on vous dissimule, ce que vous devriez savoir et ce qui vous est inconnu. Nous devons vous informer parce que ceci est votre droit, pas seulement le droit d’une personne derrière son ordinateur, son journal ou son smartphone, mais parce que c’est le droit d’un peuple, de chaque peuple composant la République démocratique du Congo.

Ainsi, pour remédier à cette crise, nous souhaitons sortir des sentiers battus et des codes. Nous voulons vous dévoiler des réalités inédites, des informations passées à la trappe. Nous voulons vous faire voyager comme personne n’a pu le faire auparavant. Nous désirons vous apporter un regard différent, neuf et original. Nous essaierons de vous faire vivre au plus près les multiples expériences et récits de nos correspondants dans les quatre coins du pays. Nous souhaitons enfin emprunter une autre route. Elle est sûrement sombre et nous savons pertinemment que tout ne sera pas rose mais il sera nécessaire de s’y rendre pour évoluer et atteindre le seul et unique objectif : inventer l’avenir.

Notre défi: inventer l’avenir

Plus que des rubriques, une autre façon de rendre l’information. Format court, format expliqué, où encore la vérification des faits et les enquêtes.

Inventer l’avenir pour permettre la liberté de l’information. Inventer l’avenir pour relever les plus grands et les plus beaux défis qui se poseront constamment à nous, le défi de l’information et de la diversité. Et nos articles ne devront refléter qu’une seule et même chose : la loyauté de l’auteur envers le lecteur. La société congolaise change, elle est en mutation permanente tel un homme qui évolue au fil de sa vie, faisant des erreurs, se relevant mais essayant coûte que coûte d’avancer du mieux possible.

C’est ainsi que pour comprendre ce qui nous entoure, nous tenterons de vous apporter l’information la plus fiable en nous appuyant sur notre fort réseau de correspondants qui mettront tout en oeuvre pour rompre avec cette avalanche incessante d’informations. Privilégier la qualité à la quantité, tel sera notre fil d’Ariane. Fil d’or qui nous permettra, nous l’espérons, de chercher à développer le sens critique du public plutôt que de s’employer à faire du sensationnalisme.

Par l’intermédiaire de la diversité de nos articles, graphiques, carnets de voyage, photo-reportages, nous tenterons de vous prouver que pour l’information et le journaliste, les frontières n’existent plus. Nous faisons notre métier, peu importe le lieu mais avec la seule volonté de vous transmettre au mieux nos multiples visions du monde.

Porter la plume dans la plaie

La Désintox, pour lutter contre la rumeur et rendre justice aux faits.

Enfin, dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, certes… mais il faudra la dire bien, en suivant les enseignements de celui que tous les journalistes citent pour défendre leur indépendance professionnelle et leur liberté critique, Albert Londres : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de choeur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire tort, il est de porter la plume dans la plaie ». N’était-ce pas alors Napoléon Bonaparte qui affirmait : « Je redoute trois journaux plus que cent mille baïonnettes » ?

Nous sommes les petits-fils de Muissa Camus, d’Angebi Engea Moseka Aluwanga ; les fils de Charles Djungu Simba Kamatenda, de Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba, de Christophe Kwebe Kimpele, de Jean-Pierre Kibambi Shintwa., de Kasonga Tshilunde Joseph-Boucard ; les étudiants de Kin-Kiey Mulumba Tryphon, de Jean-Claude Matumweni Makwala ; les petits-frères de Kamanda wa Kamanda Muzembe, de Christian Lusakueno… nous sommes POLITICO.CD.

LITSANI CHOUKRAN,
Fondateur et Directeur de Publication de POLITICO.CD.

5 comments

  1. Avec Politico, La Rdc est à la Lumière de chaque événement qui passe à chaque espace de temps c’est parmi les trois meilleurs .vous avez prouvé que ,vous combattez pour l’intérêt nationale.. Vive politico, et courage pour là bonne qualité de votre travail.

  2. j’aime politico.cd mais est-ce qu’il y a moyen d’arranger la page publicitaire ou l’inserer sur la paged’accueil et puis le bar ” application intelligente nous derrange aussi du faite meme si l’app est deja telecharger et que ça traine et tu veux l’ouvrir sur un browser ce bar est toujours la

  3. Je voudrais avant toute chose, vous félicité sur la qualité “technique” du site, Ainsi que la qualité rédactionnel.
    Je peux croire à votre impartialité, votre neutralité, mais faites simplement attention à ne pas vous laisser submerger par la récupération politique ou les émotions populaires.
    Longue vie à votre site car si vous ne l’aviez pas fait, c’est moi qui l’aurait fait !!!
    Bravo,

    Christian-Yves MAMPUYA

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