Dialogue de la Cenco: l’ouverture marquée par des fortes divergences

Il est 14h30 au Centre diocésaine de Kinshasa, les participants au Dialogue de la CENCO accèdent dans la grande salle avec sérieux mais plutôt relaxe. Difficile salutation, voir rare, observée entre les pro et anti-dialogue de la Cité de l’Union Africaine.

Débutée par une prière faite par l’abbé André Masimango, porte-parole adjoint cette structure de l’église catholique, l’ouverture n’a connue qu’un seul point à l’ordre du jour: discours du président des évêques catholiques du Congo.

Dans son mot d’ouverture le président de la Cenco a épinglé plusieurs versets bibliques qui invitent le peuple à privilégier le dialogue en cas de divergences. Mgr Marcel Utembi a profité de cette occasion pour inviter les acteurs socio-politiques à “bannir tout acte incitant à la violence” pour faciliter une bonne cohésion nationale.

“Des bonnes concessions doivent être faites pour un large consensus, donc un dépassement de soi”, a-t-il martelé.

Faibles applaudissements dans la salle, un arrêt d’une heure du temps sera décrété par ce prélat catholique en vue de permettre les négociations directes entre les deux camps. Au micro de Politico.cd, les participants aux négociations se sont montrés indifférents à l’appel des évêques.

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Valentin Mubake, conseiller spécial d’Étienne Tshisekedi a signifié qu’il n’existe pas des concessions à faire entre le Rassemblement et le pouvoir qui est fin mandat. “Nous sommes venus pour sauver la constitution et à leur tenir informer que le 19 décembre existe”a-t-il conclu.

Lambert Mende réagissant à son titre de délégué de la famille politique du chef de l’État, a fait savoir que les discussions directes n’auront pas à dépasser 3 jours parce qu’il y a d’après une volonté d’aller vite. Au sujet de la date de 19 Décembre 2016, date de la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila, en fonction depuis 2006, le porte-parole du gouvernement sortant a laissé entendre “nous parlons de tout sauf de la date du 19 Décembre“.

Les membres de la société civile eux à leur tour préconisent “tout d’abord la paix avant la date mystifiée par la classe politique.

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