Kongo-Central : la Monusco finance la construction d’un nouveau pavillon au camp de détention de Luzumu

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La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo a doté le camp de détention de
Luzumu, situé dans la province du Kongo-Central, d’un nouveau pavillon de détention des prisonniers.

La Monusco dit réaliser cet ouvrage dans le but de résoudre les problèmes de surpopulation carcérale et d’améliorer les conditions de détention dans ce milieu carcéral. C’est le
vice-ministre de la Justice, Thaddée Mambu, qui a procédé à l’inauguration de ce pavillon communautaire au nom de la ministre de
la Justice et Garde des Sceaux. Dans son discours, il a exprimé sa gratitude envers la Monusco.

« Nous nous engageons non seulement envers la Monusco, mais aussi envers tout partenaire qui emboîte le pas de la Monusco, à gérer ce
bâtiment avec responsabilité, de manière exemplaire, et à veiller à son utilisation respectueuse afin que tous nos partenaires puissent s’inscrire dans cette démarche de désengorgement des prisons. Nous
sommes heureux de recevoir ce bâtiment et nous en ferons bon usage », a déclaré le vice-ministre de la Justice.

La relation entre la RDC et la mission onusienne est de plus en plus fragile depuis le début de cette année à cause de la guerre à l’Est du
pays. Cette organisation de l’ONU réaffirme son engagement à accompagner les autorités congolaises dans leurs efforts de réforme
pénitentiaire.

Les responsables du camp de détention de Luzumu se sont engagés à préserver la réputation de l’établissement.

« Nous restons disponibles pour travailler en collaboration avec les autorités de la RDC sur les priorités définies par la ministre de la
Justice, conformément au plan de transition, afin de faire progresser le processus de réforme pénitentiaire en cours », a souligné Musa Diomane, chef adjoint de l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la Mission onusienne.

Lors du lancement des travaux de construction de ce pavillon en avril dernier, le responsable du projet avait annoncé qu’il comprendrait 10 cellules avec des installations sanitaires intégrées, permettant d’accueillir plus d’une centaine de détenus.

Persi M