Agression dans l’Est: les chefs d’Etats membres de la SADC ont examiné l’effectivité de la mission militaire en RDC

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Comme une salle des pas perdus, les contingents de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est se baladent en République démocratique du Congo malgré leur mandat offensif contre les groupes armés actifs dont le M23 dans la province du Nord-Kivu.

Alors que Kinshasa et l’EAC ne s’accordent pas sur la nature du mandat confié à cette force militaire Est-africaine, la République démocratique du Congo a obtenu l’autorisation de déploiement des troupes spéciales de la SADC en vue d’appuyer son armée pour restaurer la paix dans sa partie orientale.

Ce mardi 31 octobre, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a organisé un sommet par visioconférence au cours duquel, les Chefs d’État des pays membres de cette organisation sous-régionale ont examiné la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et le déploiement de sa mission militaire (SAMIDRC) dans cette région.

Selon une dépêche de l’agence de presse officielle de la RDC, les Chefs d’États ont à l’unanimité réitéré leur engagement à contribuer à la restauration de la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Ils se sont félicités des avancées significatives enregistrées dans le processus de déploiement de la SAMIDRC.

Pour le Président Tshisekedi qui a pris part à ce sommet, il était question de faire part à ses pairs des réunions techniques des chefs d’état-major et des ministres de la Défense des pays contributeurs des troupes de la SADC qui se tiennent à Kinshasa. Dans cette optique, les Chefs d’Etats membres ont convenu de poursuivre ce sommet le 4 novembre à Luanda, capitale angolaise.

Il faut reconnaître, la Monusco et l’EAC ont échoué à plate couture dans leurs missions respectives dans la restauration de la paix dans cette contrée de la RDC. D’ailleurs, la RDC et l’EAC ne sont plus en odeur de sainteté sur la nature, le mandat et la mission de la force régionale déployée sur son territoire.

Kinshasa a donné le mandat offensif à la force régionale alors que celle-ci ne reconnaît qu’un mandat de maintien de la paix. En clair, la force Est-africaine a affirmé ne pas venir en RDC pour combattre le M23 ou un quelconque groupe armé.

Samuel Nakweti