RDC : Le réseau citoyen « Pona Congo » restitue le contrat social après les consultations populaires sur le programme « Congo Tolingi »

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Le réseau citoyen « Pona Congo » a tenu ce samedi 15 juillet au stade municipal de la commune de Masina, la cérémonie de restitution du contrat social, résultant des consultations populaires initiées dans le cadre de son projet « Congo Tolingi ».

Lancées depuis le 19 mai dernier, les consultations populaires se sont déroulées dans les 24 communes que compte la ville-province de Kinshasa, ainsi que les 35 villes et les 145 territoires de la République démocratique du Congo.

« Nous avons parlé des questions liées au leadership politique, où il y a également une grande déception. Des questions liées à l’économie, où il y a une grande déception, où l’entrepreneuriat local n’est pas pris en compte. Des questions sécuritaires, où les congolais estiment que la sécurité n’est suffisamment prise en charge comme une priorité et que les dirigeants ne sont pas suffisamment engagés sur cette question. Il y a la question de l’éducation, de la santé », a réagi de Floribert Anzulini à l’issue de la conférence de presse sur « Congo Tolingi ».

A en croire ses propos, ces différentes questions ont malheureusement emmené à la conclusion selon laquelle, « le Congo d’aujourd’hui, n’est pas le Congo que tous les congolais veulent », même si une infime partie d’espoir existe.

Cette première phase du projet « Congo Tolingi » consistait tout d’abord à recueillir les préoccupations, à les prioriser et déterminer des engagements. Floribert Anzulini a expliqué qu’ils ont déterminé là dedans 20 engagements que tous les futurs candidats devront accepter de prendre, s’ils souhaitent que les congolais leur donnent leurs voix.

« La deuxième phase consistera à faire une campagne d’appropriation de ce contrat social. Nous avons consulté des congolais partout, dans 34 des 35 villes, dans des territoires, dans la diaspora, un peu partout mais nous voulons encore que plus de congolais s’approprient ce contrat social car ce problème fait partie de ceux dont nous tous faisons face et nous voulons que les futurs dirigeants, s’engagent et respectent les engagements qui se trouvent dans ce contrat », a-t-il annoncé.

« Cette année est capitale, parce que nous devons renouveler nos animateurs »

En ce qui concerne l’ouverture de ce projet aux différents acteurs politiques et institutions, Floribert Anzulini a affirmé qu’ils espérent que toute personne, acteur politique actuel, acteur politique futur, qui souhaite et qui estime que la gestion de la République passe par la résolution des problèmes des congolais et donc par l’écoute et l’engagement à travers ce contrat social, puissent venir vers eux afin « qu’ensemble, ils puissent avoir cet engagement ».

« Cette année est capitale, parce que nous devons renouveler nos animateurs, n’oublions pas que le point de départ de cette campagne c’était le constat que les débats politique et public ne se focalisaient pas sur nos problèmes. Donc le meilleur des moyens lorsque nous sommes démocratie, c’est de pouvoir faire en sorte que cette situation change, c’est lorsqu’arrive le moment des élections. Le moment de désigner ceux à qui nous allons donner la charge de résoudre les problèmes », a-t-il renchéri.

Chutant dans ses propos, Floribert Anzulini a fait savoir que le projet « Congo Tolingi » ne s’arrêtera pas du tout par la suite. Après les élections, ils devront assurer qu’il y ait de la redevabilité.

« Tous ceux qui seront élus et qui auront pris des engagements à travers ce contrat, nous mettrons des mécanismes en place pour nous assurer qu’ils respectent ces engagements. S’ils ne respectent pas, les citoyens de manière démocratique sauront comment les sanctionner », a-t-il conclu.

En guise de rappel, pour accomplir ce travail, plus de mille trois cents cinquante-deux point focaux ont été formés par le réseau « Pona Congo », plus de deux cents consultations populaires physiques et virtuelles ont été organisées à travers le pays et la diaspora, exclusivement la diaspora de la France et celle de la Belgique.

Des tribunes d’expression populaire thématiques ont été également organisées avec les étudiants ; les mamans maraichères ; les chauffeurs de taxis motos ; les personnes vivant avec handicap, dans le seul et unique but de donner la parole à toutes les couches de la société et recueillir leurs préoccupations et attentes, lesquelles seront ensuite rassemblées dans un document sous forme de contrat social devant servir de boussole à tout futur dirigeant de notre pays dans toutes les échelles de responsabilité.

En outre, ce contrat contient un avant-propos ; le résultat des consultations populaires selon les différentes thématiques ; une priorisation sur base des problèmes soulevés ; ainsi qu’un engagement que nous aimerions voir être exécuté par les futurs dirigeants.

Monge Junior Diama