Donatien Nshole sur les propos de Tshisekedi : « L’église a toujours été du côté des faibles »

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Le Président de la République Félix Tshisekedi a lors de la célébration du jubilé d’argent de l’évêque de Mbuji-Mayi, Bernard-Emmanuel Kasanda, fait une mise en garde sévère à l’église catholique sur sa partialité et les dérives observées chez certains prélats.

Dans son pamphlet devant un parterre de fidèles catholiques au stade Kashala Bonzola de Mbuji-Mayi, dimanche 25 juin, Félix Tshisekedi a déclaré qu’en sa qualité du garant de la Nation, il ne tolérait pas une dérive au sein de l’église catholique.

« L’Eglise doit rester au milieu du village et des Congolais en prêchant l’amour, l’unité et l’égalité. Parmi vous, certains ont pris une tendance dangereuse qui pourrait nous diviser. Je n’accepterai pas une telle dérive », a dit le Président de la République avant d’expliquer que l’État et l’Église ont l’obligation de collaborer et de marcher ensemble.

Depuis lors, le réquisitoire du Chef de l’Etat contre « une certaine dérive » de « certains » évêques est sur toutes les lèvres au point de susciter la réaction des évêques catholiques, cibles de cette déclaration.

Dans une interview, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole a souligné que l’église a toujours été du côté des faibles. Selon lui, le Chef de l’État n’a pas lu leur dernier message et s’est contenté de ce qu’on lui a rapporté certainement par des gens qui n’aiment pas l’église.

« L’église a toujours été du côté des faibles. Il y a eu un moment pendant que la situation était chaude, c’est presque tous les deux jours que j’étais à Limete tard le soir voir le vieux Étienne Tshisekedi pour échanger, et en ce moment il était en position de faiblesse par rapport à un pouvoir qui voulait tout imposer. L’église reste dans cette dynamique. Ce qui a changé est que, ceux qui étaient dans l’opposition, sont maintenant au pouvoir », a-t-il déclaré.

Les relations entre le régime en place et l’Église catholique sont en dent de scie. Le pouvoir reproche au clergé catholique de militer en faveur d’un candidat déclaré à la présidentielle de décembre 2023 alors que l’église inscrit son combat dans la dynamique du bien être de la population.

Carmel NDEO