RDC : Justin Bitakwira sanctionné par l’UE pour incitation à la violence contre la communauté Banyamulenge

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Le Conseil de l’Union européenne a officiellement intégré ce jeudi 8 décembre, l’homme politique congolais et ex-ministre du développement rural, Justin Bitakwira, dans la liste des personnes faisant l’objet de mesures restrictives en raison de la situation en RDC.

Il est reproché, à l’actuel président du parti politique de l’Alliance pour la République et la conscience nationale, par l’Union européenne, l’incitation à la violence et l’encouragement à la discrimination ainsi qu’à l’hostilité, de manière répétée dans ses discours publics, contre la communauté Banyamulenge, alors qu’elle se retrouve victime des groupes armés.

« Ces discours et déclarations incendiaires contribuent à alimenter le conflit et la violence en RDC, en particulier dans la région des Hauts-Plateaux, caractérisée par des conflits intercommunautaires. Justin Bitakwira est donc responsable d’entretenir le conflit armé, l’instabilité et l’insécurité en RDC en incitant à la violence », a indiqué l’Union européenne.

8 nouvelles figures parmi les personnes sanctionnées

Ce jeudi 8 décembre, le Conseil de l’Union européenne a non seulement prorogé les mesures restrictives contre les 9 personnes déjà présentes dans la liste, mais également a inscrit 8 nouvelles têtes, parmi lesquelles on compte 5 membres des groupes armés et un élément de l’armée congolaise, dont Willy Ngoma du Mouvement du 23 Mars (M23), Meddie Nkalubo d’Allied democratic forces (ADF), Désiré Londroma Ndjukpa de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), William Yakutumba du Maï-Maï Yakutumba, Ruvugayimikore Protogène des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que Joseph Nganzo Olikwa, colonel au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et commandant adjoint de la 12 ème brigade de réaction rapide à Minembwe, ancien commandant du 312 ème bataillon de la 31 ème brigade de défense principale.

L’Union européenne les accuse d’être responsables de graves violations des droits de l’homme et atteinte à ces droits, ainsi que d’entretenir le conflit armé en ED , alors que l’homme politique congolais, Justin Bitakwira et l’homme d’affaires belge Alain François Viviane Goetz, sont respectivement accusés d’incitation à la violence et d’instrumentalisation du conflit, en se livrant à l’exploitation et au commerce illicites de ressources naturelles.

Il sied de noter qu’au total 17 personnes sont désormais inscrites dans la liste de mesures restrictives de l’Union européenne, lesquelles sont prorogées jusqu’au 12 décembre 2023. Ainsi ces 17 personnes sont désormais considérées comme persona no grata, dans les territoires des pays membres de l’UE mais verront également leurs différents bien être gelés. A cela s’ajoute, l’interdiction aux citoyens et entreprises de l’Union européenne de mettre des fonds à la disposition des personnes inscrites sur cette liste.

Monge Junior Diama